Pour le réalisateur de « All’s fair », la série avec Kim Kardashian finira par être adorée
SÉRIES TÉLÉ — Un tollé dès sa sortie. All’s Fair, la nouvelle série créée par Ryan Murphy, a déclenché un véritable torrent de critiques, à peine arrivée sur Disney +. Les abonnés ont pu découvrir les trois premiers épisodes, mardi 4 novembre. Malgré un casting premium avec Glenn Close, Naomi Watts, Sarah Paulson, Teyana Taylor et Kim Kardashian , la série peine à convaincre. Pire, elle est déjà largement détestée.
Une série judiciaire, menée par une bande de « boss ladies », à la tête d’un cabinet d’avocates, 100 % féminin à Los Angeles. Il y avait de quoi faire rêver des millions de femmes, en quête de récits de réussite et de sororité. Pourtant, la presse internationale est unanime : « All’s Fair est un désastre visuel ». Certains jugent le « mauvais jeu d’acteur de Kim Kardashian », d’autres un scénario « peu crédible » et pauvre. Sur la toile, pour le moment les avis sont nuancés mais pour les fans des cinq actrices, la série All’s Fair se regarde, et avec plaisir.
Pour Anthony Hemingway, réalisateur et producteur exécutif qui a travaillé sur Glee, American Horror Story et American Crime Story, et dernièrement All’s Fair avec Ryan Murphy, « la série permet d’aborder des sujets importants, mais avec une approche différente. » Interrogé par The Hollywood Reporter, il explique sa vision : « Cette réalisation est un miroir pour chaque spectateur. L’important, c’est de savoir si on peut s’y identifier, s’y reconnaître. Elle est peut-être trop complexe pour vous, vous n’y trouverez peut-être rien à voir, et je pense que c’est valable pour tout ce qui est présenté à l’écran. »
« Tout ne peut pas plaire à tout le monde »
All’s fair finira forcément par être apprécié, au fil des septs épisodes restants, pour Anthony Hemingway. Optimiste, il cite l’exemple de la série The Wire (2002-2008), signée David Simon et Ed Burns, sur laquelle il a également travaillé : « Personne ne l’aimait à sa sortie. On la détestait. Personne ne la regardait. Deux personnes seulement la regardaient chaque semaine. Mais elle a fini par trouver son public. »
Il tient toutefois à préciser : « Je ne compare pas All’s Fair à The Wire, soyons clairs, mais c’est un exemple de la façon dont les gens peuvent réagir à quelque chose à un moment donné, et comment cela peut devenir totalement différent plus tard. » Pour le réalisateur américain, Ryan Murphy a fait une proposition « rafraîchissante et épanouissante sur le plan créatif ».
Il espère que « les opinions évolueront » et que des millions de personnes finiront par l’adorer. « Tout ne peut pas plaire à tout le monde », il en est bien conscient. All’s fair compte au total 10 épisodes qui seront diffusés sur Disney+ chaque mardi à minuit jusqu’au 23 décembre.


