Une galerie du Louvre fermée au public à cause d’une « fragilité » de l’édifice
MUSÉE DU LOUVRE – Les complications s’enchaînent dans le plus grand musée du monde. Quelques semaines après avoir été ciblé par un casse spectaculaire en octobre et épinglé pour des failles de sécurité, le Louvre a annoncé ce lundi 17 novembre la fermeture d’une de ses galeries en raison d’une « fragilité » d’une partie de l’édifice.
Dans un communiqué publié sur son site, le musée parisien explique qu’une des ailes du quadrilatère Sully, qui enserre la cour carrée, fait l’objet d’une « surveillance bâtimentaire particulière » car les « planchers du deuxième étage […] présentent des faiblesses ». Leur état a été jugé préoccupant par un audit dont le rapport a été publié le 14 novembre dernier.
Celui-ci tire la sonnette d’alarme face à la « fragilité particulière de certaines poutres portant les planchers du deuxième étage de l’aile sud », qui est « actuellement occupé par des bureaux des agents du Louvre ». Cette mauvaise nouvelle a conduit le Louvre à « immédiatement lancer une campagne complémentaire d’investigations […] afin de mener au plus tôt les travaux nécessaires ».
Neuf salles sur les antiquités grecques fermées au public
Ces recherches ont un impact sur les agents, « amenés à quitter leur bureau au cours des trois prochains jours », mais aussi sur les visiteurs. « Le temps [des] investigations, la galerie Campana située au premier étage de l’aile sud sera fermée au public par mesure de précaution », annonce le Louvre dans son communiqué. Contacté par l’AFP, un porte-parole de l’établissement n’a pas pu préciser quand cette décision prendrait effet, ni pour combien de temps.
Cette galerie, qui abrite neuf salles dédiées à la céramique grecque antique, ne sera pas la seule fermée aux visiteurs. La galerie d’Apollon, située dans la même aile sud et où s’était déroulé de cambriolage spectaculaire du 19 octobre dernier, est toujours indiquée comme « fermée temporairement » sur le site du musée parisien. Les braqueurs s’y étaient introduits à l’aide d’un monte-charge et en brisant une fenêtre. Ils avaient ensuite forcé des vitrines à l’aide de disqueuses et mis la main sur des bijoux précieux – un butin estimé à 88 millions d’euros.
En janvier 2025, la présidente du Louvre Laurence des Cars, pointée du doigt depuis le casse hors normes, avait alerté le ministère de la Culture face à l’état de grande vétusté du musée parisien, rappelle l’AFP. Elle avait notamment pointé « la multiplication d’avaries dans des espaces parfois très dégradés ». Peu après, Emmanuel Macron avait annoncé le lancement d’un vaste plan de rénovation et de modernisation du musée parisien – centré notamment sur le quadrilatère Sully.
Le coût du chantier est chiffré à 800 millions d’euros par l’entourage du président, mais la Cour des comptes évoque de son côté un montant d’au moins 1,15 milliard d’euros. Ce sujet sera sans doute abordé par Laurence des Cars lors de son audition mercredi matin par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. La présidente du Louvre a déjà été interrogée au Sénat dans la foulée du casse.


