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Les coureurs de la Vuelta dithyrambiques avec cet hôtel qui les a protégés de la grêle

« Merci de m’avoir fourni un abri. » Cet avis laissé sur la page Google d’un hôtel des Pyrénées-Orientales ce mardi 25 août a été écrit par Tadej Pogacar en personne. Le cycliste slovène, comme de nombreux autres participants au Tour d’Espagne, a tenu à laisser cinq étoiles à l’IGESA Village Club Mont-Louis Les Sorbiers après que l’établissement a abrité les coureurs de la Vuelta d’une grosse averse de grêle. Si violente d’ailleurs que la 3e étape, lundi 24, n’a pas pu aller à son terme et a été annulée.

« Merci à l’hôtel pour l’accueil et pour avoir mis les coureurs à l’abri ! », écrit la team Cofidis. « Une hospitalité incroyable, le personnel le plus gentil et accueillant », assure Chris Hamilton, l’Australien de Picnic PostNL. Le coureur norvégien d’UnoX Tobias Johannssen corrobore : « Emplacement idéal en cas de tempête de grêle, et même un service de serviettes assuré deux minutes après l’arrivée non prévue de 180 cyclistes. »

Ce lundi 24 août, les cyclistes du Tour d’Espagne ont été contraints de s’arrêter alors qu’ils se trouvaient à moins de 20 kilomètres de l’arrivée de cette 3e étape, prévue à Font-Romeu, dans les Pyrénées françaises. Un orage suivi d’une forte averse de grêle se sont abattus sur la région. « Pour la sécurité des coureurs, la 3e étape a été annulée en raison de la grêle et des intempéries. Il n’y aura ni vainqueur ni podiums », a indiqué la Vuelta sur X, une vingtaine de minutes après le début d’un épisode météorologique particulièrement impressionnant.

« Nous, on a fait notre travail d’hôtelier »

Bien avant cette décision prise par l’organisation, Tadej Pogacar lui-même avait intimé aux coureurs d’arrêter la course, alors que le peloton des favoris s’approchait du sommet du Col de Mont-Louis, première des deux ascensions finales. En compagnie du Danois Mads Pedersen, le Slovène, porteur du maillot rouge de leader, a intimé à ses pairs de ralentir et de se mettre à l’abri là où c’était possible. Ce qui les a conduits pour l’immense majorité dans ce fameux hôtel qui peut désormais se targuer d’afficher plus de 1 500 avis, tous cinq étoiles.

« Les coureurs avaient mal », a raconté Jean-Marc Marino, régulateur en course, à L’Équipe. « Kiko Garcia (directeur technique de la Vuelta) a annoncé la décision et comme je connaissais bien le coin, je savais qu’il y avait un hôtel un peu plus haut. Donc j’ai arrêté les deux premiers coureurs puis le peloton au sommet pour les mettre à l’abri. »

« Les cyclistes étaient frigorifiés, certains claquaient des dents et, avec leurs chaussures de course, le carrelage du hall était un peu une patinoire. Nous, on a fait notre travail d’hôteliers qui est d’accueillir des gens. On a sorti toutes les serviettes disponibles pour réchauffer tout le monde », a relaté le directeur de l’établissement, Guillaume Villeneuve, au Parisien.

« N’hésitez pas à leur mettre 5 étoiles »

Thés et chocolats chauds pour réchauffer les coureurs, bananes pour les rassasier… Certains ont même pu profiter de douches chaudes après que les six chambres encore disponibles ont été ouvertes pour accueillir les équipes. Un service aux petits oignons que les cyclistes ont fortement appréciés.

« Si vous aimez le vélo, voici l’hôtel qui nous a accueillis pendant la tempête. Ils nous ont apporté des serviettes, du thé et des fruits. Un grand merci à toute l’équipe ! N’hésitez pas à leur mettre 5 étoiles (la meilleure note possible) », souligne sur X le Français de Lidl-Trek Julien Bernard. Un message qui a été entendu puisque les avis affluent en nombre. « Celui qui prend soin des cyclistes de manière si spontanée et chaleureuse a conquis mon cœur », écrit l’un d’eux. À l’heure où sont écrites ces lignes, des centaines d’internautes que l’on imagine passionnés de vélos multiplient ainsi les commentaires élogieux pour remercier l’hôtel.

Contactés par Le Parisien, les organisateurs de la Vuelta indiquent avoir proposé de prendre en charge les frais engagés par l’établissement. « Mais ils ont répondu qu’il n’y avait rien à payer et qu’ils étaient heureux de prendre en charge cela », explique-t-on chez ASO, l’organisateur du Tour d’Espagne. Guillaume Villeneuve explique : « Je ne vais pas chipoter pour une centaine de thés et des bananes. Pour notre hôtel, ça a été un événement marquant. Les enfants en vacances ont pu faire des selfies avec les coureurs, avoir des autographes et récupérer des bidons. Tout le monde ne parle que de ça aujourd’hui. »