Divertissement

Pour nommer le nouveau parc d’attractions « Dragon Ball », il manque un détail de taille

Après les discussions qui ont filtré pendant l’été, l’Élysée a confirmé, lundi 24 août, la création de trois parcs à thèmes à Cergy-Pontoise par la société Qiddiya Investment Company, détenue par le fonds souverain de l’Arabie saoudite. L’un de ces trois parcs d’attractions pourrait être entièrement dédié à l’univers Dragon Ball, selon des sources gouvernementales interrogées en « off ».

Mais la communication officielle de l’Élysée n’a pas confirmé cet aspect. « Les deux pays saluent l’ambition de la société d’investissement Qiddiya de développer à Cergy-Pontoise un grand complexe à usage mixte comprenant plusieurs parcs, qui réunira divertissement, loisirs, hôtellerie, culture et sport », a simplement écrit l’Élysée, sans donner davantage de détails. « Vous connaissez mon intérêt pour les mangas », a pour sa part glissé Emmanuel Macron sur X.

D’après l’AFP, la société saoudienne préfère également parler de discussions en cours avec de grandes marques internationales détentrices de licences. Et pour cause : selon les informations publiées le 25 août par Le Monde, le projet n’a pas encore obtenu l’accord des ayants droit japonais pour utiliser la marque Dragon Ball et ses personnages.

« Il faut un effet d’annonce très fort pour ancrer le projet. Ensuite, dans dix ans, il peut être tout à fait différent », a également souligné Vincent Philippe, fondateur de Funfair City, observatoire dédié aux loisirs et au divertissement en ville, auprès de l’AFP.

Plusieurs ayants droit à convaincre

Le quotidien Le Monde rappelle, lui, que la négociation des licences est ardue au Japon, pays dans lequel le droit d’auteur est très protecteur. Les entreprises locales sont notamment regardantes sur l’usage de leurs personnages à l’étranger et n’hésitent pas à imposer des conditions strictes en conséquence.

L’ouverture d’un espace dédié au manga Naruto au parc Spirou, dans le Vaucluse, en avril dernier, est par exemple une exception, facilitée par le détenteur du parc, Média-Participations, qui distribue aussi la licence Naruto en Europe. Il s’agit du seul espace dédié à l’univers du manga dans un parc à thèmes en dehors du Japon, fait remarquer Le Monde.

Dans le cas de Dragon Ball, s’ajoute la difficulté de la multiplicité des ayants droit de l’œuvre depuis la mort de son créateur Akira Toriyama en 2024. Les droits sont aujourd’hui répartis entre la maison d’édition Shueisha et les studios Toei Animation et Bird Studio.

Un unique premier parc d’attractions Dragon Ball est pour le moment confirmé, mais à Qiddiya, en Arabie saoudite. Celui-ci avait été annoncé par un communiqué de Qiddiya Investment Company, repris par le studio japonais Toei Animation, en mars 2024. Le signe, quand même, de la possibilité d’un dénouement favorable dans le dossier français.