Un nouveau parti rejoint la primaire entre le PS et Place publique
Une petite formation politique, forte de quelques centaines de militants, s’engage à son tour dans la primaire sociale-démocrate. La Gauche républicaine et socialiste (GRS), représentée notamment par le député Emmanuel Maurel et l’ex-sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, annonce ce mercredi rejoindre l’initiative du Parti socialiste et de Place publique.
« Cette primaire de la gauche doit être l’occasion d’un débat sérieux » pour dessiner « le nouveau visage d’une France juste et rassemblée », exprime le parti dans un communiqué. Selon la GRS, « l’élection présidentielle n’est pas jouée d’avance » et « seule une gauche authentique et crédible peut aider au redressement de la France ». Le député Emmanuel Maurel, qui siège avec les communistes, devrait annoncer sa candidature à la primaire dans les prochains jours.
La nouvelle a été très bien reçue au Parti socialiste. Le président de groupe à l’Assemblée Boris Vallaud a souhaité « la bienvenue » à ses camarades, estimant que « le vote d’octobre sera la première étape de l’indispensable refondation de la gauche ». Même des personnalités qui se sont opposées, par le passé, à Emmanuel Maurel ou Marie-Noëlle Lienemann saluent aujourd’hui leur ralliement. « C’est une belle étape et une très bonne nouvelle », se réjouit le maire de Montpellier Michaël Delafosse, membre de l’aile droite du PS.
En réalité, il s’agit d’un nouveau revirement dans le parcours politique d’Emmanuel Maurel. Ex-figure de l’aile gauche du PS pendant tout le quinquennat Hollande, dont il n’a eu de cesse de critiquer le bilan, il a quitté le parti en 2018 après vingt-cinq de militantisme. Expliquant alors : « Le PS ne correspond plus à l’idée que je me fais du socialisme ». « La social-démocratie a failli. Elle a été incapable d’incarner une résistance au néolibéralisme triomphant. Au contraire, elle en a accompagné le déploiement », ajoutait-il.
Dans le même temps, Emmanuel Maurel se rapprochait de La France insoumise et se faisait élire sur la liste de Manon Aubry au Parlement européen. Avant de changer d’avis et de recevoir, en 2024, l’investiture du PCF pour les élections législatives. Il est aujourd’hui député du Val-d’Oise.
Quatre candidats officiellement déclarés
Pour l’heure, seuls quatre candidats ont officiellement fait part de leur souhait de participer à cette primaire : le député européen Raphaël Glucksmann, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ancienne finaliste de 2007 Ségolène Royal. Olivier Faure, voire Boris Vallaud, pourraient rajouter leurs noms à cette liste.
Les règles prévoient un scrutin uniquement en ligne, avec un premier tour les 9 et 10 octobre, un second les 16 et 17. Pour pouvoir y prendre part, les électeurs devront être membres du Parti socialiste ou de Place publique.


