EXCLUSIF – Pour sa dernière rentrée, la popularité d’Emmanuel Macron au point mort
Le passage en classe supérieure en cette rentrée 2026 s’annonce compromis pour le couple exécutif. Après un ultime été passé entre l’Élysée et le fort de Brégançon, la note attribuée par les Français au président de la République reste très moyenne, sans progrès significatif. Son Premier ministre surmobilisé pendant la pause estivale fait un peu mieux, mais sans recevoir de félicitations nettes de la part de l’opinion publique.
Emmanuel Macron entame sa dernière rentrée à la tête de la France avec une cote de popularité à 20 %, identique à celle du mois d’août, selon l’étude d’opinion menée par notre partenaire YouGov entre le 31 août et le 3 septembre. La part de personnes mécontentes de son action baisse d’un petit point pour atteindre les 75 %.
Ni baisse ni rebond, mais une stabilité de fin de règne ? Alors que la campagne présidentielle s’amplifie, le chef de l’État veut prendre de la hauteur et se garde de tout commentaire public sur les candidats à sa succession. Lui qui a promis de présider « jusqu’au dernier quart d’heure » multiplie les déplacements et annonces susceptibles de contribuer à son héritage : interdiction du portable aux lycées, promesse d’un méga parc d’attractions en région francilienne, déplacements en Europe pour défendre le concept de souveraineté qui lui est cher… Mi-août, lors des commémorations du débarquement de Provence à Bormes-les-Mimosas, il a malgré tout laissé transparaître une forme de nostalgie : « neuf ans, c’est au fond une époque », avait-il lancé au maire de la commune varoise.
Petite bouffée d’air pour Lecornu
Pendant que l’un soigne son bilan, l’autre est prié être sur tous les fronts. L’été n’a pas été de tout repos pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, entre les canicules à répétition, les incendies et les piratages en série qui ont touché plusieurs services de l’État. Mais après avoir enregistré une chute dans l’opinion début août, le chef du gouvernement voit sa mobilisation récompensée et gagne 2 points pour atteindre les 25 % d’avis favorables.
La petite embellie – peut-être aidé par son refus catégorique de briguer l’Élysée à l’heure où les prétendants se bousculent – apparaît comme une petite bouffée d’oxygène avant l’habituelle séquence budgétaire. À coups de rapports et à chacune de ses prises de paroles, le chef du gouvernement multiplie les avertissements à la classe politique. Sans budget, le prochain gouvernement quel qu’il soit se retrouvera en difficulté, martèle-t-il sans relâche. Sans aucune garantie que la classe politique, dissipée par l’échéance électorale à venir, respectera la consigne.
L’enquête a été réalisée sur 1039 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 31 août au 3 septembre 2026.


