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« Ce sera encore plus difficile » : Le PSG peut-il vraiment gagner une troisième Ligue des champions ?

Jamais deux sans trois, paraît-il. Cela vaut-il aussi pour le PSG qui entame sa campagne de Ligue des champions ce mercredi 9 septembre en recevant au Parc des Princes le Slovan Bratislava (21h), champion de Slovaquie depuis huit saisons. Avec l’envie intacte de remettre ça, après avoir remporté le prestigieux trophée européen en 2025 et 2026.

Longtemps dans l’ombre de l’OM au palmarès français de la C1 (vainqueur en 1993), le PSG est passé devant en mai dernier après son succès (aux tirs au but) contre Arsenal. La saison d’avant, après en avoir fait son obsession majeure depuis l’arrivée du Qatar dans son capital au début des années 2010, il avait enfin ouvert son compteur en atomisant l’Inter Milan en finale (5-0).

Si huit équipes, dans l’histoire de la Ligue des champions, ont déjà réalisé ce « back-to-back », seuls trois clubs ont fait mieux : le Real Madrid qui est monté jusqu’à cinq (1956, 1957, 1958, 1959, 1960), avant de la remporter trois fois de suite en 2016, 2017, 2018 sous Zinédine Zidane ; l’Ajax Amsterdam (1971, 1972, 1973) ; et le Bayern Munich (1974, 1975, 1976).

« Ce sera encore plus difficile »

« Ce serait historique, c’est très difficile d’en gagner une, deux, alors en gagner trois, c’est hyper difficile. C’est une question d’ambition, de motivation. Si on veut gagner, on doit être exigeant et maintenir notre niveau d’exigence. Ce sera encore plus difficile que les années précédentes », a d’ailleurs convenu le capitaine Marquinhos en conférence de presse ce mardi. Un « three-peat » parisien ferait passer un nouveau cap au club de la capitale, longtemps moqué au gré des éliminations rocambolesques, et notamment cette terrible remontada du Camp Nou face au Barça en 2017.

La revanche est aujourd’hui totale pour le PSG, surtout quand on voit encore qu’à l’aube de ce nouvel exercice européen, il figure en premier favori pour la victoire finale chez les bookmakers mondiaux, avec une cote moyenne de 5 (pour 10 euros misés, 50 euros remportés). Devant un quatuor composé du FC Barcelone, du Real Madrid, d’Arsenal et du Bayern Munich, globalement cotés à 6.

Si ces quatre gros frappent à la porte, c’est qu’ils ont sorti les grands moyens cet été pour se renforcer, surtout pour les deux clubs espagnols. Le Real Madrid notamment, désormais coaché par José Mourinho, qui (outre l’International français Ibrahima Konaté) a su attirer pour 125 millions l’Ivoirien de 19 ans Yan Diomandé, ou le champion du monde espagnol Marc Cucurella (55 millions d’euros). Au Barça, le gros coup est la signature du capitaine de la « Roja » Rodri (60 millions d’euros), mais aussi celle de l’Anglais Anthony Gordon (70 millions d’euros), très en vue lors du dernier Mondial.

Mais finalement pas de quoi faire rougir le PSG, qui regarde désormais n’importe quel adversaire d’envergure droit dans les yeux, espérant continuer à surfer sur cette vague positive de la gagne permanente. « C’est très facile de motiver ces joueurs, ils aiment ce qu’ils font… C’est presque parfait comme situation. C’est tellement difficile de gagner consécutivement, il faut en profiter, être ambitieux, professionnels pour essayer de tout gagner à nouveau. C’est ça, l’ambition », affirmait à juste titre Luis Enrique après la Supercoupe d’Europe, nouveau trophée remporté cet été contre Aston Villa par les Parisiens.

Une relation de confiance avec Luis Enrique

S’il a perdu Gonçalo Ramos, Lee Kang-in et surtout Bradley Barcola (parti pour la somme folle de 125 millions d’euros à Liverpool), le PSG a su encore une fois recruter malin pour quasiment aujourd’hui avoir réussi à doubler tous les postes avec un haut niveau d’exigence. Comme le note L’Équipe, l’Espagnol Ferran Torres, l’unique buteur de la dernière finale du Mondial, est une alternative de premier plan à Ousmane Dembélé. Même s’il manque son début de saison, Lucas Digne devrait être un renfort au poste de latéral gauche, derrière Nuno Mendes. Le PSG a su aussi piquer son meilleur talent à l’AS Monaco, Maghnes Akliouche, et attirer Mika Godts, auteur d’une folle saison à l’Ajax Amsterdam (17 buts et 12 passes décisives), lui qui a été élu meilleur jeune de l’année aux Pays-Bas.

On ne doute pas que Luis Enrique, qui bâtit chaque jour un peu plus une relation de confiance avec ses joueurs, saura les intégrer rapidement au collectif déjà en place. Depuis son arrivée en 2023, l’Espagnol a su imposer ses méthodes qui font désormais l’unanimité au sein du vestiaire et dans les têtes. « Quand il y a des problèmes, vous les cherchez sur l’aspect physique, mais le mental est plus important pour moi », confiait-il début mars, à un moment où les observateurs s’interrogeaient sur l’état de forme de son équipe, qui a disputé 56 matches la saison dernière. Et en ce début de saison, les Parisiens ont déjà pu démontrer toutes leurs ressources mentales, en revenant deux fois à l’extérieur en Ligue 1 d’un score de 0-2 à 2-2 (à Rennes, puis à Lille avec même deux buts inscrits dans le temps additionnel).

Malgré tout, avec une défaite à domicile face à Monaco lors de la 3e journée (1-2), ils ont réalisé leur pire début de saison depuis près de 20 ans (2 points sur 9 en championnat). Pas de quoi effrayer Luis Enrique. « C’est une motivation incroyable pour les joueurs, l’équipe et le club. Si vous voulez parier qui va être champion, on peut parier mais je ne dis rien… On va chercher à rectifier cela le plus vite possible », a-t-il déclaré vendredi soir après la rencontre perdue au Parc des Princes.

Avec la confiance accumulée ces deux dernières saisons sur la scène européenne, le renforcement de l’effectif en profondeur et la culture de la gagne insufflée au quotidien par un Luis Enrique déterminé à ne jamais rien lâcher, le PSG ne devrait pas être bien loin, le 5 juin 2027, de l’Estadio Metropolitano de Madrid, théâtre de la finale de cette Ligue des champions.