Ce fameux site touristique parisien ferme pour six mois de travaux
TOURISME – Du repos pour celles et ceux dont ces galeries sont la dernière demeure. Le musée des Catacombes de Paris, situé dans le 14ᵉ arrondissement de la capitale, a fermé ses portes pour six mois de travaux de restauration ce lundi 3 novembre. Une fermeture nécessaire puisque le plafond de l’ossuaire suinte à grosses gouttes sur ce qui reste des dépouilles de millions de Parisiens entassés ici depuis plus de deux siècles et demi. Le coût de ces travaux est estimé à 5,5 millions d’euros.
Dans ce réseau creusé à partir du XIIᵉ siècle pour en extraire du calcaire ont été entreposés les restes de plusieurs millions de personnes mortes dans la capitale entre le Xᵉ et le XVIIIᵉ siècle, en provenance de différents cimetières parisiens. L’humidité favorise le développement de micro-organismes qui se déposent progressivement sur les ossements.
L’atmosphère des Catacombes se transforme aussi sous l’effet des bactéries et du CO₂ dégagés par ses quelque 600 000 visiteurs annuels. Le musée ferme donc son souterrain au public pendant six mois environ, le temps d’importants travaux de conservation.
La balade « méditative et spirituelle » entre les morts reprendra au printemps 2026. Un mal nécessaire pour la gérante du site : « Si on ne veut pas devenir une grotte de Lascaux, on doit prendre des mesures drastiques », a résumé auprès de l’AFP Isabelle Knafou, administratrice d’un musée particulièrement « fragile ».
« Une scénographie renouvelée »
Au-delà de la refonte des installations techniques comprenant l’électricité et les systèmes d’aération, la crypte devrait se voir dotée d’une « scénographie renouvelée » pour les futurs visiteurs du lieu, rapporte Hélène Furminieux, chargée de communication du plus célèbre musée-cimetière parisien. Une modernisation qui ne devrait pas trahir l’esprit « authentique » et même « un peu brut » du lieu, ajoute Isabelle Knafou.
Un travail de nettoyage va être également fait puisque les tags griffonnés un peu partout vont être ôtés. Beaucoup « écrivaient sur les murs au XIXe siècle », explique l’administratrice.
Le matériel nécessaire aux travaux sera acheminé par les mêmes puits qui ont servi à remonter les pierres au Moyen Âge ainsi qu’à descendre les ossements aux XVIIIe et XIXe siècles.


