On a demandé à un psy ses séries préférées pour parler de santé mentale, les voici
SÉRIES TÉLÉ – BoJack Horseman, En thérapie, mais aussi The Bear, ou encore la deuxième saison de Bref… Loin des écueils des productions d’antan, la santé mentale, dont nous célébrons, ce vendredi 10 octobre, la journée mondiale de sensibilisation du public, s’est fait une place de choix sur le petit écran aujourd’hui.
On y parle des patients, mais aussi de leurs proches, comme dans Tout va bien sur Disney + avec Virginie Efira, en victime collatérale du cancer de sa nièce. Les psys ont un boulevard de séries (dramatiques ou comiques), dont Wanderlust, Shrinking ou Homecoming… Et presque autant dans la variété des sujets abordés.
Dans cet océan de possibilités, un mystère demeure. Qu’en pensent les spécialistes ? On a posé la question à un connaisseur : Jean-Victor Blanc, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, chroniqueur sur France 5 et auteur d’une série de livres, dont Pop & Psy : Addicts, un essai éclairant sur la représentation des addictions dans la pop culture.
1. Empathie sur Canal+
Son coup de cœur du moment ? Empathie, une série « qui parle très bien de la psychiatrie médico-légale », selon lui. Fiction originale la plus regardée en français sur Canal+ depuis sa mise en ligne au mois d’avril dernier, elle suit Suzanne, une ancienne criminologue reconvertie en psychiatre dans un service qui peut « potentiellement accueillir des patients violents ».
La lecture de ce contenu est susceptible d’entraîner un dépôt de cookies de la part de l’opérateur tiers qui l’héberge. Compte-tenu des choix que vous avez exprimés en matière de dépôt de cookies, nous avons bloqué l’affichage de ce contenu. Si vous souhaitez y accéder, vous devez accepter la catégorie de cookies “Contenus tiers” en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Et pourtant, la série truffée d’humour de Florence Longpré avec Thomas Ngijol « reste très empathique dans son traitement des personnages », nous dit Jean-Victor Blanc, « y compris les soignants ». Son héroïne, dont on apprend qu’elle souffre de dépression, est pleine de « vulnérabilités, mais reste une très bonne professionnelle ».
2. Adolescence sur Netflix
Un exemple qu’il dit être « réussi, très innovant et documenté », au même titre que le phénomène Netflix de l’année, Adolescence. L’histoire de ce jeune Britannique de 13 ans accusé d’avoir tué une camarade de classe n’a pas seulement fait une razzia aux Emmy Awards, elle a surtout permis de mettre sur le devant de la scène le sujet de la santé mentale chez les ados.
La lecture de ce contenu est susceptible d’entraîner un dépôt de cookies de la part de l’opérateur tiers qui l’héberge. Compte-tenu des choix que vous avez exprimés en matière de dépôt de cookies, nous avons bloqué l’affichage de ce contenu. Si vous souhaitez y accéder, vous devez accepter la catégorie de cookies “Contenus tiers” en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Comme nous rappelle le psychiatre, la série sur les ravages des discours masculinistes diffusés sur réseaux sociaux sur les plus jeunes doit être prochainement diffusée dans les écoles britanniques dans le cadre de cours obligatoires contre la misogynie. En France, elle sera proposée comme support pédagogique au collège, à la rentrée 2026.
3. Euphoria sur HBO Max
« Dans les séries plus anciennes, continue Jean-Victor Blanc, il y en a une dont on attend avec impatience la troisième saison : Euphoria. » La superproduction de Sam Levinson avec Zendaya, Sydney Sweeney et Jacob Elordi sur une bande de lycéens sans tabous dans une petite ville des États-Unis a fait l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux à sa sortie, en 2019.
La lecture de ce contenu est susceptible d’entraîner un dépôt de cookies de la part de l’opérateur tiers qui l’héberge. Compte-tenu des choix que vous avez exprimés en matière de dépôt de cookies, nous avons bloqué l’affichage de ce contenu. Si vous souhaitez y accéder, vous devez accepter la catégorie de cookies “Contenus tiers” en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Parfois qualifiée de « trash », elle suit surtout l’histoire d’une certaine Rue, « une adolescente en situations d’addictions extrêmement charismatique, qui n’est pas définie que par son trouble », estime le spécialiste, pour qui la création HBO brille par son traitement de certains sujets de société, dont les réseaux sociaux, le harcèlement ou les parcours de transition de genre.
4. I May Destroy You sur HBO Max
Si Euphoria provoque « un fort phénomène d’identification » (au point d’en avoir fait un élément de son dernier livre et un objet de discussion lors d’un passage à Science Po), le sujet des violences sexuelles, et plus précisément « l’impact de la soumission chimique et du sexe sous usage de substance », ne trouve pas, selon lui, de meilleure représentation que dans I May Destroy You, la série de Michaela Coel.
La lecture de ce contenu est susceptible d’entraîner un dépôt de cookies de la part de l’opérateur tiers qui l’héberge. Compte-tenu des choix que vous avez exprimés en matière de dépôt de cookies, nous avons bloqué l’affichage de ce contenu. Si vous souhaitez y accéder, vous devez accepter la catégorie de cookies “Contenus tiers” en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Le récit brutal de cette jeune autrice à succès qui, à quelques heures de rendre son manuscrit, se réveille un matin avec une plaie au visage et comme seuls souvenirs de la veille des flashs d’un inconnu la violant aux toilettes, est inédit. Pour le point de vue qu’il adopte, celui de la victime, d’abord. Et la façon dont elle va se réapproprier le traumatisme, ensuite. « Vraiment sublime », conclut Jean-Victor Blanc.



