Divertissement

Chameroy et « C à vous » se payent Praud et CNews avec une parodie des Enfoirés

TÉLÉVISION – Un air entêtant, mais pas hilarant pour tout le monde. Mercredi 24 septembre, dans la séquence « L’ABC » de Bertrand Chameroy, le chroniqueur de C à vous a offert aux téléspectateurs de France 5 une chanson un peu spéciale. Revenant sur « l’obsession » de CNews pour France Télévisions, Bertrand Chameroy a imaginé une parodie du titre mythique des Enfoirés, La Chanson des restos. Avec en chef d’orchestre : lui-même, grimé en Pascal Praud.

Il nous présente donc les « Praud, Levy, Villiers, Morandini… », qui se réunissent « pour [nous] proposer “La chanson du bistro”, un hymne poignant ». Affublé d’une perruque poivre et sel et de lunettes rectangulaires rouges posées sur le bout de son nez, Bertrand Chameroy mène « le chœur » depuis un faux plateau de CNews, comme on peut le voir dans la vidéo un peu plus bas.

La chanson déroule alors sur la mélodie de celle des Enfoirés : « aujourd’hui, je réclame le droit, de dire qu’la France c’est plus chez moi. Mes impôts, qui payent Chameroy, Patrick Cohen, “Taratata” »… Reprenant des phrases de la chanson originale, le faux Praud promet « des analyses de comptoir, beaucoup de vin, peu de rigueur, dans le bistro du cœur », tout en imitant par sa gestuelle et ses expressions le présentateur de la chaîne du groupe Bolloré : « mais je dis les choses ». On peut également le voir tenant un exemplaire du magazine Valeurs actuelles, titre de presse également propriété de Vincent Bolloré.

Comme le rappelle Bertrand Chameroy, depuis la publication d’un rapport de la Cour des comptes sur les finances de France Télévisions, les médias du groupe Bolloré sont « en boucle sur le sujet ». Conséquence, en moins de 24h sur les plateaux de CNews, les intervenants ont notamment prononcé « 17 fois l’expression “avec notre argent”. »

Le rapport publié le 23 septembre mentionne la domination du groupe public en ce qui concerne les audiences mais également comme source d’information pour les Français. Mais il évoque aussi une situation financière « lourdement dégradée » chez France Télévisions, engageant l’entreprise du service public à effectuer des « réformes structurelles sans délai » pour restaurer l’équilibre.