Voici comment participer à la levée de fonds de Duralex, ouverte au grand public
ÉCONOMIE – Objectif : lever 5 millions d’euros. Reprise par ses salariés en juillet 2024, la verrerie Duralex compte désormais sur une levée de fonds pour assurer la poursuite de son redressement et ainsi pérenniser l’avenir de ses 243 salariés. Raison pour laquelle un financement participatif avait été annoncé fin octobre, auquel les Français peuvent commencer à prendre part à partir de ce lundi 3 novembre.
« Nous appellerons prochainement les Français à investir dans des parts participatives avec un rendement incitatif, pour nous permettre de trouver cinq millions d’euros », avait expliqué à l’AFP le 21 octobre le directeur général de Duralex, François Marciano.
« L’entreprise n’est pas encore sauvée et il nous faut cet argent pour augmenter nos fonds propres », prolongeait le patron de la marque installée à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), principalement connue pour sa vaisselle réputée incassable. Il faut dire que cette entreprise appréciée des Français avait failli disparaître en avril 2024. Avant d’être reprise en coopérative par ses salariés quelques semaines plus tard.
Une participation financière auprès de Duralex prendra la forme de titre financier participatif, ouvert sur la plateforme en ligne Lita.com. Un outil financier hybride entre action et obligation qui est souvent utilisé par les coopératives. Contrairement aux actions, ces titres ne procurent aucun droit de vote aux assemblées générales.
Avec ce système, chaque investisseur peut souscrire entre 100 euros et 5 millions d’euros. Ce qui permet d’obtenir un avantage fiscal de 18 % la première année. Et un rendement plutôt attrayant : 8 % d’intérêts par an, pendant sept ans. « Au bout de sept ans, vous récupérez le capital », indique François Marciano au micro de franceinfo ce lundi. Même il ne s’agit pas, rappelons-le, d’un placement garanti, puisqu’il est tout à fait possible de perdre tout le capital investi.
Rendement attrayant, mais pas sans risque
François Marciano assure que « les risques sont quand même très minimisés » pour celles et ceux qui souhaiteraient investir dans le capital de Duralex Scop SA. « Le risque, c’est que si l’entreprise n’arrive pas à atteindre ses objectifs, [que] plus personne n’achète de verres, l’entreprise ferme, et vous perdez l’argent que vous avez mis », met-il en garde. Pour autant, la trajectoire financière est pour l’heure « conforme » à celle du plan de sauvegarde validé par le tribunal de commerce. Même si « beaucoup reste à faire », prévenait encore son patron auprès de l’AFP.
La marque, qui fête ses 80 ans cette année, cherche aussi avec cet argent à développer de nouvelles collaborations, portée par sa dernière opération avec La Poste et Stéphane Bern. Auprès de franceinfo, la marque promet également du nouveau, après plus d’un quart de siècle sans renouveler sa vaisselle. « On va sortir de nouvelles collections. Il n’y a pas eu de nouvelle collection depuis 1997 chez Duralex », promet ainsi François Marciano. Car cet argent doit également permettre d’investir dans de nouveaux moules et de nouvelles machines pour proposer des gammes de produits inédits.
Duralex, dont le chiffre d’affaires devrait atteindre 33 millions d’euros cette année, doit atteindre la barre des 35 millions d’euros pour retrouver l’équilibre financier, avant d’espérer viser 39 millions d’euros en 2030.


