Après l’ultimatum des syndicats, Lecornu leur propose une date de rencontre à Matignon
POLITIQUE – Un rendez-vous au sommet dans la foulée de la mobilisation du 18 septembre. Matignon a proposé aux huit organisations syndicales une rencontre avec Sébastien Lecornu mercredi 24 septembre à 10h, a appris l’AFP ce samedi auprès de sources syndicales. Ce rendez-vous avec l’ensemble des syndicats, représentatifs ou non – fait rare – , a été confirmé par une source gouvernementale.
Cette invitation fait suite à l’« ultimatum » que lui a posé l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires) au lendemain de la journée de grève avec des manifestations partout en France. Ces dernières ont rassemblé entre 500 000 manifestants, selon les autorités, et plus d’un million selon les organisateurs. Face à cette mobilisation, les syndicats ont demandé à Sébastien Lecornu de répondre « à leurs revendications ».
Ils exigent « l’abandon de l’ensemble du projet » de budget présenté cet été par son prédécesseur, François Bayrou, dont « le doublement des franchises médicales, l’année blanche […], la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires et la réforme de l’assurance chômage », ainsi que la non remise en cause du 1er mai férié et chômé, dans un texte commun publié vendredi.
Sophie Binet juge les syndicats « en position de force »
Réunis pour la première fois depuis 2023 et la mobilisation contre la très controversée réforme des retraites, les syndicats demandent toujours « l’abandon du recul de l’âge légal de départ » en retraite à 64 ans. « Si d’ici au 24 septembre [mercredi], il n’a pas répondu à leurs revendications, les organisations syndicales se retrouveront pour décider très rapidement d’une nouvelle journée de grève et de manifestations », avaient prévenu vendredi les syndicats, remontés contre les multiples réformes.
Dès jeudi soir dans C à Vous, la patronne de la CGT, Sophie Binet, avait déclaré que les syndicats étaient « en position de force » et exigé « des réponses immédiates ». Face à la démonstration de force dans les rues, Sébastien Lecornu avait alors fait savoir qu’il recevrait « à nouveau les forces syndicales », dont il avait déjà reçu les leaders peu après sa nomination.


