Politique

Atteint de la maladie de Charcot, le sénateur Gilbert Bouchet est mort

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POLITIQUE – C’est sa ville, dont il a été maire pendant plus de 22 ans, qui l’a annoncé ce lundi 20 octobre. « C’est avec une profonde émotion et une immense tristesse que la Ville de Tain-l’Hermitage a appris le décès du sénateur et maire honoraire de la ville, Gilbert Bouchet, survenu ce matin, des suites de la maladie de Charcot, » peut-on lire dans un communiqué.

Sénateur de la Drôme depuis 2014, il avait été diagnostiqué de la maladie de Charcot en 2023. Malgré l’emprise de la maladie, il avait poursuivi sa mission de parlementaire et dédié ses derniers combats politiques à cette cause.

Le 15 octobre 2024, il avait défendu lui-même au Sénat une réforme de la prise en charge des patients touchés, adoptée dans l’émotion et à l’unanimité par la chambre haute. « C’est une maladie qui peut tomber sur tout le monde », avait-il expliqué au micro, affaibli et sous respirateur.

Une prise de parole forte en faveur des 6000 à 7000 personnes atteintes en France de cette maladie dégénérative irréversible, également nommée sclérose latérale amyotrophique (SLA), qui condamne les patients touchés à une paralysie progressive gagnant l’ensemble du corps et aboutit au décès en quelques années.

« Un homme de convictions »

Décrit par son ancienne mairie comme un « homme de convictions », qui agissait « avec passion, rigueur et proximité pour le bien commun », il était apprécié de l’ensemble de la casse politique. En témoignent les nombreux messages de condoléances venus de tous les bancs à l’annonce de son décès, à commencer par son ami Bruno Retailleau. « Gilbert Bouchet incarnait l’espoir et la résilience, nous donnant à tous une belle leçon de courage, de générosité et de dignité », salue l’ancien président du groupe LR au Sénat.

Pour Éric Ciotti, ancien président des Républicains, « son courage face à la maladie de Charcot ne peut rester sans réponse. Nous avons le devoir de renforcer la recherche et de tout faire pour combattre cette terrible maladie », appelle-t-il sur les réseaux sociaux. Même hommage de la part du dirigeant socialiste Pierre Jouvet, élu de la Drôme, qui garde le souvenir d’un homme qui « aura servi l’intérêt général avec passion, fidélité et conviction jusqu’à son dernier souffle ».