Politique

Ces politiques qui participeront à la marche blanche en mémoire de Mehdi Kessaci

Une forme d’unité nationale. Ce samedi 22 novembre, plusieurs dizaines de milliers de personnes défileront côte à côte dans les rues de Marseille. À l’appel de sa famille, une marche blanche est organisée en mémoire de Mehdi Kessaci, 20 ans, tué sur fond de narcotrafic. « Levons-nous ensemble », exhorte son frère, Amine Kessaci, militant écologiste et opposant féroce à la criminalité organisée. Il appelle à ce que « la révolte face au narcotrafic soit durable ». « N’ayez pas peur », dit-il aussi.

Plusieurs responsables politiques ont annoncé participer à cette marche blanche, dont les chefs des principaux partis de gauche. Olivier Faure (Parti socialiste), Manuel Bompard (La France insoumise), Marine Tondelier (Les Écologistes) et Fabien Roussel (Parti communiste) défileront dans les rues de Marseille. « C’est très important que la population marseillaise montre qu’elle ne se laisse pas faire, qu’elle montre son soutien et sa solidarité à la famille de Mehdi Kessaci », a affirmé Manuel Bompard sur franceinfo.

La gauche présente en masse

Olivier Faure, lui, a annulé sa participation à une réunion de l’aile droite du PS à Lyon, où seront notamment réunis François Hollande et Raphaël Glucksmann. Faire le déplacement à Marseille est une évidence : « J’estime que la présence de tout le Parlement est indispensable. Il faut que les narcotrafiquants aient le sentiment qu’il n’y a pas d’interstice [dans la société] », exprime-t-il dans Libération.

Le maire de Marseille Benoît Payan enjoint à tous ceux « qui refusent le règne de la peur, qui refusent de baisser la tête, qui veulent se battre contre le narcotrafic » de descendre dans la rue. Fabien Roussel y sera pour « demander vérité et justice, dans la solidarité ». « La violence du narcotrafic ne fera jamais reculer la République, a ajouté l’ex-député du Nord. La France est aux côtés de Marseille ». Les deux candidats à la primaire de la gauche Clémentine Autain et François Ruffin seront également dans la cité phocéenne, tout comme Benjamin Lucas (Génération.s).

Pour ce camp, il y a bien sur l’enjeu de ne pas laisser le terrain à la droite et à l’extrême droite. Ces derniers mois, des figures comme Bruno Retailleau ou Gérald Darmanin sont apparues très mobilisées dans la lutte contre le narcotrafic, liant trafic de drogue, insécurité, autorité de l’État… Des sujets sur lesquels la gauche n’est pas toujours très à l’aise mais dont elle s’empare ces dernières semaines.

Le gouvernement sera représenté

Mais ils ne seront pas les seuls à faire le déplacement à Marseille. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé sur TF1 qu’elle se joindrait aux manifestants. Sa présence illustre, selon elle, le « soutien de l’État » à la famille endeuillée. « Le gouvernement sera présent et je serai à Marseille en compagnie de mon collègue Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement », a-t-elle déclaré. Précisant le faire « humblement, avec la modestie et la pudeur que cet événement nécessite, sans communication sur place ». Le patron de Renaissance Gabriel Attal réfléchit encore. Il prendra sa décision en fonction de l’avancée des débats budgétaires à l’Assemblée, selon Politico.

Dans ce contexte, force est de constater que les dirigeants de droite et d’extrême droite sont plus discrets. Marine Le Pen et Jordan Bardella n’ont pas prévu de se rendre à Marseille. Le député RN local, Franck Allisio, n’a pas non plus communiqué sur une éventuelle participation. Quant aux Républicains, ils seront représentés par le vice-président du parti, François-Xavier Bellamy. La candidate LR à la mairie de Marseille Martine Vassal a aussi prévu d’être dans la rue, tout comme le président Renaissance de la région PACA Renaud Muselier. L’ex-Premier ministre Dominique de Villepin devrait également être là. De quoi donner, samedi, des images d’union nationale, voire d’union sacrée par-delà les étiquettes politiques.