Politique

Marine Tondelier veut redorer l’image de son prénom, « privatisé » par le RN

POLITIQUE – « S’appeler Marine, en France, en 2025, ce n’est pas facile ». Invitée dans l’émission C à vous sur France 5, ce jeudi 2 octobre au soir, Marine Tondelier a déclaré s’efforcer à « réhabiliter » son prénom que le Rassemblement national s’est « approprié », juge-t-elle. La patronne des verts appelle toutes les Marine à faire de même.

La secrétaire nationale des Écologistes, qui vient de publier un nouvel ouvrage Demain, si tout va bien…, estime que le RN « a privatisé ce prénom pour en faire sa marque. » Dans son précédent livre Nouvelles du Front, elle expliquait qu’elle s’était forgée en combattant l’extrême droite dans un des fiefs du RN, Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.

Marine Tondelier a affronté la fille de Jean-Marie Le Pen à trois reprises (2012, 2017 et 2024) à Hénin-Beaumont dans l’objectif de remporter la onzième circonscription du Pas-de-Calais. Elle se souvient que lorsque Marine Le Pen a remplacé son père en 2011, « il fallait (pour le FN, ancien nom du RN ndlr) effacer le nom Le Pen à tout prix. “Marine”, c’était la mère de famille blonde. » Et poursuit : « Je me rappelle sur le marché, les gens disaient : “qu’est ce qu’elle est belle” »

Michel Platini a inspiré sa mère

Celle qui ne cache pas la difficulté de porter le même prénom que son adversaire politique raconte aussi que sa mère voulait l’appeler Marine « parce qu’elle a découvert dans Paris Match que Michel Platini avait appelé sa fille Marine. Michel Platini est vert, hasard, je ne pense pas. » Mais bien avant de faire de la politique, son prénom lui a posé des difficultés dès l’adolescence, à cause de la chanson Marine de Diam’s (2004), « qui était chantée à chaque soirée », ironise Marine Tondelier.

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La patronne des Écologistes, qui se dévoile avec des confessions qu’elle glisse au fil des pages de son nouveau livre, laisse peut de doute sur son ambition d’être la candidate de « l’union de la gauche » pour la présidentielle de 2027. Même si dans son parti, certains ne cachent pas leur scepticisme.