Même Glucksmann convient qu’il aurait « pu faire mieux » sur LCI face à Zemmour
Son prochain débat télévisé n’en sera que plus scruté. L’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann était l’invité d’une émission de trois heures sur LCI diffusée en direct et aux heures les plus regardées mardi 18 novembre. Et quelques jours plus tard, il peut s’en mordre les doigts.
D’abord confronté à plusieurs Françaises et Français, puis en débat face à l’homme politique d’extrême droite Éric Zemmour, le possible candidat à la présidentielle 2027 n’a pas été à la hauteur de l’exercice.
Sans proposition concrète à avancer, hésitant dans ses réponses, Raphaël Glucksmann a semblé tâtonner pendant toute la durée de l’émission, sans jamais réussir à s’imposer face au patron de Reconquête, ni convaincre face au panel de Français.
Des failles sur lesquelles se sont jetés une partie de ses adversaires politiques, et notamment les Insoumis. « Vide, consternant, et finalement insignifiant », a jugé le député Paul Vannier. Une prestation qui a même semé le doute jusque dans son propre camp. Comme le rapporte Le Parisien, certains socialistes évoquent ainsi une « grande déception », voire un « naufrage ».
« Une émission difficile »
Invité de France Info ce lundi 24 novembre, il n’a pas pu échapper à une question sur la séquence. « Vous n’avez pas de regrets quand vous voyez le bilan qui en est fait ? », lui demande le journaliste Paul Larrouturou. « J’ai dit, pendant l’émission, que nous étions en train de travailler à notre programme. Il ne fallait pas s’attendre à ce que je débite des propositions extrêmement concrètes, a-t-il répondu. C’est un travail de longue haleine. » Pour autant, l’eurodéputé a bien conscience d’avoir raté sa prestation : « Sans doute j’aurais pu faire mieux à cette émission, c’était une émission qui était difficile, » a-t-il malgré tout admis.
L’eurodéputé semble décidé à s’imposer dans le débat public, et à faire taire ceux qui doutent. Avant de se rendre à Marseille pour le rassemblement contre le narcotrafic, l’eurodéputé était vendredi 21 novembre à Grenoble sur le site du groupe chimique en difficulté Vencorex. Il avait alors défendu « la spontanéité » et « l’irruption de la sincérité en politique ». « Moi, les hésitations, je les aime », s’était-il justifié.


