Nicolas Sarkozy s’exprime pour la première fois depuis sa libération
POLITIQUE – Un communiqué de 93 mots pour clôturer 20 jours détention. Ce lundi 10 novembre, Nicolas Sarkozy s’est exprimé pour la première fois en son nom depuis sa libération et son placement sous contrôle judiciaire. Sans s’épancher sur ses conditions de détention à la prison de la Santé, l’ancien président en profite surtout pour remercier les marques de soutien qu’il a reçues depuis son incarcération.
« Au moment où je retrouve ma liberté et ma famille, je veux dire à toutes celles et ceux qui m’ont écrit, soutenu, défendu, combien je leur en suis reconnaissant », écrit sur X Nicolas Sarkozy, qui se dit « bouleversé » par les témoignages reçus, lesquels lui donnent « la force de supporter cette épreuve ».
L’ancien président de la République ne se prive pas d’évoquer, à demi-mot, le fond de l’affaire du financement libyen, qui lui a valu d’être placé sous les verrous, persistant dans sa stratégie de défense. « Le droit a été appliqué. Je vais maintenant préparer le procès en appel. Mon énergie n’est tendue que vers le seul but de prouver mon innocence. La vérité triomphera. C’est une évidence que la vie enseigne », poursuit l’ex-chef de l’État, assurant que « la fin de l’histoire reste à écrire ».
Un calendrier judiciaire encore très chargé
Condamné en première instance à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour « association de malfaiteurs » dans l’affaire du financement de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a été placé sous contrôle judiciaire, mais devra se plier à deux conditions. La première : ne pas quitter le territoire national. La seconde : ne pas rencontrer Gérald Darmanin, ministre de la Justice en exercice.
Les épreuves judiciaires sont (loin) d’être terminées pour Nicolas Sarkozy. Dès la fin du mois, le 26 novembre, la Cour de cassation va se pencher sur son pourvoi dans le cadre de l’affaire Bygmalion, pour laquelle il a été condamné en première instance puis en appel à un an d’emprisonnement dont six mois ferme. Condamné définitivement dans l’affaire dites « des écoutes », Nicolas Sarkozy reste par ailleurs mis en examen pour recel de subornation de témoin concernant l’un des acteurs du dossier libyen : l’intermédiaire Ziad Takieddine.


