Rachida Dati sera bien soutenue par la droite dans sa course vers la mairie de Paris
POLITIQUE – La campagne peut enfin commencer pour Rachida Dati. Bien qu’elle n’ait pas attendu le dénouement des dernières péripéties pour se déployer sur le terrain, la ministre de la Culture a dû pousser un « ouf » de soulagement en découvrant le communiqué publié vendredi 14 novembre par la fédération Les Républicains (LR) de Paris, qui la soutient dans la course aux municipales.
La cheffe des LR dans la capitale Agnès Evren appelle « avec force tous nos élus à l’unité derrière Rachida Dati ». Et ce « dès le prochain Conseil de Paris, qui s’ouvrira mardi prochain ». Selon elle, « la dynamique créée par Rachida Dati représente une chance unique pour la droite et le centre de rendre enfin aux Parisiens un Paris plus sûr, plus propre, plus agréable. »
Un courrier a également été envoyé aux élus LR siégeant au Conseil de Paris pour leur demander de faire front derrière la maire du 7e arrondissement, qui rêve de s’installer dans le fauteuil aujourd’hui occupé par Anne Hidalgo, sa meilleure rivale en politique. Le doute avait pu exister après le maintien au gouvernement de Rachida Dati, critiquée par son parti et menacée d’exclusion tout comme Annie Genevard et Vincent Jeanbrun.
Le présentant comme un « choix de clarté et de cohérence politique », la sénatrice Agnès Evren révèle qu’elle rejoindra le groupe Changer Paris, dont Rachida Dati a repris la présidence il y a un an. Un attelage de la droite et du centre qui avait éclaté ces derniers moins sur fond de désaccords.
Si elle n’a pas obtenu le soutien de Renaissance, qui lui a préféré son adversaire Pierre-Yves Bournazel, implanté dans le 18e arrondissement, Rachida Dati est néanmoins portée par plusieurs forces politiques hostiles à une victoire de la gauche. « Seule Rachida Dati peut incarner une autre politique pour Paris et nous conduire à la victoire », estime Agnès Evren, qui demande à la candidate de « rassembler les femmes et les hommes venus de toutes les familles de la droite et du centre – Les Républicains, le MoDem, Renaissance, l’UDI, le Parti radical ».
Critiquée à gauche pour ses déboires judiciaires
Selon Le Parisien, cet appel commence à se concrétiser puisque plusieurs élus LR auraient déjà annoncé leur ralliement à Rachida Dati, comme Geoffroy Boulard, le maire du 17e arrondissement. Une quinzaine de représentants du groupe Union capitale lui aurait emboîté le pas.
À partir du 16 septembre 2026, la ministre de la Culture sera jugée en correctionnelle pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Renault-Nissan. Malgré les bons sondages, qui la donnent en tête du premier tour, Rachida Dati fait face à de lourdes critiques sur ses déboires judiciaires.
La maire de Paris Anne Hidalgo n’a pas été tendre avec elle le 13 novembre sur RTL : « Je n’imagine pas une seconde les Parisiens et les Parisiennes confier les clés à quelqu’un qui pourrait être démis de ses fonctions. » Et d’ajouter : « D’un point de vue moral, ça fait longtemps qu’elle aurait dû abandonner son mandat, car quand on est concerné par des affaires aussi lourdes, on prend ses responsabilités. » À gauche, Sophia Chikirou (LFI), David Belliard (Les Écologistes), Ian Brossat (PCF) et Emmanuel Grégoire (PS) sont également candidats.



