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Émotion dans le nord de la France après la mort violente de Cindy Morvan, figure du cyclisme

SPORT – Elle n’avait que 39 ans. Cindy Morvan, figure du cyclisme et mère de deux enfants, a été violemment tuée ce vendredi 31 octobre à Calais. Dans la soirée, la compagne de son ex-conjoint s’est rendue à son domicile et l’a mortellement blessée avec une arme à feu. L’assaillante a ensuite mis fin à ses jours.

Cette disparition a profondément bouleversé le monde du vélo français. De nombreux hommages ont été rendus à Cindy Morvan ce samedi 1er novembre. Ancienne championne de France sur piste chez les cadettes, elle s’était également engagée activement dans le développement du cyclisme féminin dans sa région, comme l’a rappelé la Fédération française de cyclisme (FFC).

« Cindy, nous ne t’oublierons pas », a écrit la Fédérations dans un post Facebook. L’organisation souligne la carrière d’une « bénévole passionnée et engagée depuis de nombreuses années », qui était également « titulaire d’un diplôme d’entraîneur ».

Pour Myriam Prétot, en charge du cyclisme féminin à la FFC, Cindy Morvan « incarnait les valeurs de notre réseau : engagement, générosité, et énergie communicative ». Elle laisse « une empreinte précieuse (…) dans l’histoire de la promotion du cyclisme féminin », a-t-elle aussi réagi samedi sur Facebook.

« Cindy était une personne dévouée et passionnée » et « sa présence chaleureuse et son énergie vont terriblement nous manquer » a aussi commenté l’Union vélo club (UVC) de Calais, dont elle était responsable de l’école de vélo depuis un an.

Un drame « inacceptable »

Cindy Morvan « incarnait l’engagement et la transmission », a également salué la maire de Calais Natacha Bouchart (LR) sur Facebook. « Je ne peux ni comprendre, ni accepter qu’un tel drame puisse se produire », a ajouté l’élue, évoquant une « violence que rien ne peut excuser ».

La femme qui a tué Cindy Morvan s’est donné la mort dans la soirée de vendredi, dans sa voiture sur un parking à Calais. Elle a laissé un courrier dans lequel elle faisait part « d’excuses sur ce passage à l’acte », a précisé le procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer, Patrick Leleu.

Ce dernier évoque des relations « extrêmement tendues » entre les deux femmes et des « reproches très importants » qui auraient pu mener à ce « geste extrême » de l’assaillante, mais sans les détailler.

D’autres personnes, dont le compagnon de l’assaillante, devraient être entendues dans les prochains jours dans le cadre de l’enquête ouverte pour homicide volontaire, selon M. Leleu.