Macron va ravir Castex en le choisissant pour ce nouveau poste, mais…
POLITIQUE – Fin du suspense. Emmanuel Macron propose son ancien Premier ministre Jean Castex comme nouveau président de la SNCF selon un communiqué publié par l’Élysée ce vendredi 26 septembre. L’actuel patron de la RATP, locataire de Matignon entre juillet 2020 et mai 2022, devrait donc prendre la suite de Jean-Pierre Farandou dans les prochaines semaines.
Depuis plusieurs mois, le nom de l’ex-Premier ministre, connu pour sa passion des trains et du ferroviaire, revenait avec insistance. Parmi les autres noms cités figurait celui de Xavier Piechaczyk, président de RTE. En avril le ministre des Transports Philippe Tabarot avait dressé le portrait rebot du candidat pour la SNCF — « quelqu’un qui sait dialoguer avec ses salariés(…) a une connaissance de la maison, du ferroviaire et du territoire » — ne laissant guère de place au doute.
Jean Castex, inconnu du grand public à son arrivée à Matignon en juillet 2020, a géré la pandémie de Covid-19 dans la dernière ligne droite du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Ce petit-fils de sénateur, formé à l’ENA et passé par la Cour des comptes, qui mettait volontiers en avant son expérience de maire (2008-2020) de la petite ville de Prades et ses 6.000 âmes dans les Pyrénées-Orientales, est aussi un technocrate rompu aux rouages de l’État.
Macron propose Marie-Ange Debon pour La Poste
Sous son impulsion, la RATP, plombée par un absentéisme endémique et une offre de transport défaillante, a repris des couleurs grâce à un accord sur la qualité de vie au travail avec les syndicats et de généreuses hausses de salaires. À chaque crise politique, son nom revient comme potentiel recours du chef de l’État, y compris pour la présidentielle de 2027, même s’il se défend de toute ambition politique.
Dans le même temps, le président de la République a également fait son choix pour la direction de La Poste : Emmanuel Macron propose Marie-Ange Debon, actuelle PDG du groupe de transport public Keolis.
Formellement, ces propositions de nomination doivent maintenant être validées par l’Assemblée nationale et le Sénat, après les auditions des deux candidats. Elles doivent, précisément, ne pas être rejetées par trois cinquièmes des parlementaires réunis dans les commissions dédiées.
De quoi donner des sueurs froides au chef de l’État et aux candidats choisis ? Le vote rocambolesque concernant la nomination de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, suivant la même procédure, a montré en février dernier que cet examen de passage n’est plus une simple formalité.


