Après le gazole, c’est désormais à l’essence de franchir un seuil de prix symbolique

C’est au tour de l’essence SP95-E10 de dépasser à nouveau le prix de 2 euros le litre en moyenne en France métropolitaine, ce lundi 20 juillet, après plus d’un mois sous cette barre symbolique, selon une moyenne calculée par l’AFP sur la base de données gouvernementales.

À 11 heures, l’essence la plus consommée par les Français, se vendait au prix de 2,005 euros le litre (en moyenne sur 7 255 stations-service), en hausse de 6,8 centimes par rapport à la semaine dernière (+3,5%).

Le gazole, carburant le plus consommé en France, s’achetait 2,105 euros le litre (moyenne sur 9 478 stations), en augmentation de plus de 6 % par rapport à la semaine passée (+12,1 centimes). Le gazole était repassé au-dessus de cette barre symbolique de 2 euros le 15 juillet, une première depuis le milieu du mois de juin.

L’essence SP98 coûtait 2,090 euros le litre, en moyenne sur 7 557 stations (+7,1 centimes sur sept jours). Elle avait franchi la barre de 2 euros le 30 juin. Ces chiffres excluent la Corse ainsi que les départements et régions d’outre-mer.

Une nouvelle hausse due à une reprise des hostilités au Moyen-Orient

Plusieurs crises géopolitiques expliquent la hausse des prix des carburants. D’un côté, la Russie, important producteur de gazole, a annoncé le 8 juillet interdire ses exportations de gazole pour faire face aux pénuries de carburant dans le pays, provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries.

De l’autre, les prix des carburants affichent une augmentation quasi continue depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran au Moyen-Orient, le 26 juin. Avant cela, ils avaient diminué pendant près de deux semaines, à la suite de la signature d’un accord de paix entre les deux pays le 15 juin.

Bien que le pétrole importé en France ne vienne pas principalement de Russie et très peu du golfe arabo-persique, le marché des carburants fonctionne à l’échelle mondiale et une perturbation dans le détroit d’Ormuz suffit à faire grimper les cours internationaux. Même si l’approvisionnement français n’est pas directement menacé, une envolée du prix du baril se répercute nécessairement sur les tarifs affichés dans les stations-service.