Politique

Yaël Braun-Pivet se dit « dépassée » par la polémique sur le pavillon de l’Assemblée

C’est le genre de polémique dont l’été raffole. Ces derniers jours, des personnalités politiques de tout bord sortent de leur torpeur estivale pour s’en prendre au projet de construction d’un nouveau pavillon d’accueil de l’Assemblée nationale, sujet porté par la présidente de l’institution, Yaël Braun-Pivet. Des critiques qui « fusent sur un projet que les gens ne connaissent pas », et par rapport auxquelles elle se dit « dépassée », comme le rapporte franceinfo ce vendredi 7 août.

Dans les cartons depuis 2023, le projet prévoit de construire un nouveau pavillon d’accueil au Palais Bourbon, en remplaçant le bâtiment du XIXe siècle par un nouveau en verre, moderne, sur une surface de 4 000 m2. Et la présidente de l’Assemblée nationale n’en est pas à son premier obstacle : après avoir été approuvé par le bureau de l’Assemblée en 2024, le projet a d’abord été interrompu par des contraintes urbanistiques qui l’ont contrainte à retirer le permis de construire.

Une décision qui dope les critiques

Sauf qu’à la mi-juillet, le Conseil de Paris a approuvé une révision du Plan de sauvegarde et de mise en valeur dans le secteur, autorisant la construction du nouveau bâtiment. Une décision qui relance donc le projet… et avec lui les critiques de tout ordre.

Jugé laid et trop coûteux, le pavillon est devenu le cheval de bataille de l’association Sites et Monuments, qui a lancé une pétition pour dénoncer « l’enlaidissement de Paris par l’Assemblée nationale », aujourd’hui signée par près de 90 000 mécontents. On y trouve notamment Stéphane Bern qui critique sur X un « projet qui enlaidirait la perspective de la place de la Concorde avec la parfaite harmonie de ses monuments historiques ! »

Yaël Braun-Pivet n’est pas au bout de ses peines, puisque le projet doit encore obtenir l’aval de plusieurs autorités, à commencer par l’Architecte des Bâtiments de France (ABF), la Commission locale du site patrimonial remarquable, avant de faire l’objet d’une enquête publique. Et tout cela sans compter sur les bâtons dans les roues de ses détracteurs qui demandent une nouvelle réunion du bureau de l’Assemblée nationale pour voter à nouveau sur le projet, quand d’autres exigent même un débat dans l’hémicycle. Il y a de quoi être « dépassée ».