Culture

Si vous espériez encore trouver des places pour Céline Dion, ça ne sent pas bon

L’espoir fait vivre. Vraiment ? Ne dites pas ça à un fan de Céline Dion dépourvu du précieux sésame pour voir son idole. À la veille du coup d’envoi de la résidence parisienne ultra-attendue de la diva québécoise qui démarre ce samedi 12 septembre, le pourcentage de chances de dégoter une place « abordable » à la dernière minute est faible.

Sur les sites des trois vendeurs officiels (Ticketmaster, AXS et la Fnac), l’ensemble des dates des deux étapes de la tournée (cet automne, puis au printemps) affiche complet. Impossible, aussi, d’accéder à la page permettant de réserver un pack comprenant le ticket et un hôtel sur Ticketmaster, qui précise pourtant qu’il en reste à partir de 525 euros.

Une seule et dernière offre est toujours disponible du côté de la Plénitude Arena (ex-Paris La Défense Arena), où se déroulent les concerts. Elle paraît peu envisageable : elle propose un espace confidentiel, une vue panoramique sur la salle, du champagne et des boissons tout au long de la réception, pour la modique somme de 3 000 euros.

Ne comptez pas trop sur la revente officielle non plus. Pour les premières représentations, d’une part, pour les prix, aussi. Sur la plateforme d’AXS, celle-ci ferme une semaine avant chaque concert. Et à l’heure où nous écrivons ces lignes, vous pouvez en trouver quelques-unes pour les suivantes, comme pour le 19 septembre en gradins, moyennant… 1 035 euros.

Comme il est d’ordinaire pour de tels concerts d’envergure, ce dispositif légal permet aux spectateurs de revendre leur place, selon un plafond autour du prix initial. Lors du rachat, le premier billet est annulé, et le nouveau est émis au nom du nouvel acheteur. Une manière de limiter les risques de doublons, ou de faux.

Gare aux arnaques

En effet, attention aux arnaques. « N’achetez pas vos billets aux enchères ou à la sauvette aux abords de [la salle] au risque de ne pas pouvoir assister à l’événement », précisaient les organisateurs à l’ouverture de la billetterie, en avril. Aussi, il est toujours déconseillé de se procurer « les places via des sites de billetterie non officiels » afin d’éviter tout problème à l’entrée.

« Ce business attire les escrocs », a martelé au micro de France Culture Malika Séguineau-Branchu, la présidente d’Ekhoscènes. Le syndicat national du spectacle vivant privé recense au minimum une cinquantaine de cas de fausses places à chaque concert.

Avant elle, le PDG de la Plénitude Arena, Frédéric Longuépée, a expliqué à l’AFP que lui et ses équipes sont « extrêmement vigilants, y compris par des requêtes auprès du tribunal judiciaire de Paris, pour attaquer tous ceux qui se livreraient à des malversations ». Comme dirait Céline Dion, « fallait pas commencer ».