Lens a vécu une soirée cauchemardesque face à Côme et signe un triste record
Une humiliation historique. Le RC Lens a sombré ce mercredi 4 novembre en Ligue des Champions. Opposés aux Italiens de Côme pour la quatrième journée de phase de ligue, les Sang et or ont été balayés sur leur pelouse du stade Bollaert, en encaissant pas moins de neuf buts pour une défaite sans appel 9 à 1.
Un naufrage qui entre dans l’histoire du football français pour les mauvaises raisons. Jamais un club tricolore n’avait subi une si lourde défaite dans une compétition européenne, comme le relève L’Équipe, qui s’appuie sur les statistiques d’Opta et StatsFoot. Jusqu’ici, les pires revers avaient notamment été concédés par Brest face au PSG (0-7) en 2025, Bordeaux contre Parme (0-6) en 1999 ou encore Lens lui-même face à Arsenal (0-6) en 2023. Pour Lens, il s’agit aussi d’un troisième revers consécutif.
Neuf buts devant le public de Bollaert
La soirée a rapidement tourné à la catastrophe pour les Lensois. Dès la 7e minute, Anastasios Douvikas a ouvert le score pour Côme, avant de doubler la mise à la 32e minute. Nico Paz a ensuite aggravé le score à la 40e minute, permettant aux Italiens de rentrer aux vestiaires avec 3 buts d’avance.
Et le retour sur la pelouse n’a offert aucun répit aux Sang et Or. Lucas Da Cunha a inscrit le quatrième but italien dès la 47e minute, suivi par Marc-Oliver Kempf à la 53e. Anastasios Douvikas s’est ensuite offert un triplé à la 57e minute.
Mattia Liberali a poursuivi le festival offensif de Côme à la 62e minute. Trois minutes plus tard, Ruben Aguilar a sauvé l’honneur pour Lens, sans pouvoir empêcher la déroute de son équipe.
Martin Baturina a inscrit le huitième but italien à la 69e minute, avant que Matteo Papaccioli ne parachève l’humiliation dans le temps additionnel (90e+2).
Ce n’est que la deuxième fois de son histoire que Lens encaisse neuf buts dans une rencontre, toutes compétitions confondues. La première remonte à 1940, lors d’une défaite avec le même score, face à Marseille.
« Le seul mot qui me vient en tête c’est l’humiliation »
Après cette soirée cauchemardesque, l’entraîneur lensois Yannick Cahuzac n’a pas cherché à minimiser l’ampleur de la déroute. « Je ne vais pas vous faire de grandes phrases ou de grandes analyses. Il y a un grand score, on est passé complètement à travers, le seul mot qui me vient en tête c’est l’humiliation, il va falloir qu’on se dise les choses et qu’on retrouve un peu de fierté », a-t-il déclaré en conférence de presse.
Même constat du côté de Ruben Aguilar, seul buteur lensois de la soirée. « On a laissé beaucoup trop d’espaces face à de tels joueurs. On avait un plan de jeu, on ne l’a pas respecté, on s’est fait marcher dessus », a-t-il déploré. Le joueur s’est également dit « désolé » pour les supporters de Bollaert, dont une partie a quitté les tribunes au fil de la seconde période.
« Ce soir, on va rentrer chez nous avec un sentiment de honte, et demain on va aller à l’entraînement pour essayer de se remettre les têtes à l’endroit et montrer dimanche que c’était un faux pas », a conclu le joueur.
« Ça fait partie, malheureusement, d’une carrière. C’est rare, mais on l’a vécu. À nous d’avoir un peu d’amour-propre et de fierté », a estimé l’entraîneur, appelant ses joueurs à « relever la tête ».



