Economia

Target s’excuse et retire un costume d’Halloween jugé raciste

L’enseigne américaine Target a annoncé avoir retiré de ses rayons un costume d’Halloween jugé raciste, après de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, rapporte la presse anglophone dont The Guardian. « En tant qu’entreprise, nous reconnaissons avoir commis une erreur et nous en sommes profondément désolés », a écrit la marque dans un communiqué lundi 24 août.

Le costume en question, décrit comme un « déguisement de clown », était composé d’un ensemble orange et noir, d’un chapeau et d’une paire de gants noirs. L’image publicitaire du déguisement le montrait porter par un enfant noir, arborant un masque esquissant un grand sourire et posant de la même façon que dans les caricatures racistes utilisées dans les spectacles de minstrel, coutumiers des blackfaces.

De nombreux internautes s’étaient indignés, en ligne, de la publicité. « J’imagine que Target n’aurait jamais pris la décision désastreuse de commercialiser un costume d’Halloween qui semble tout droit sorti de l’ère Jim Crow (en référence au système de ségrégation raciale dans le sud des États-Unis aux 19ᵉ et 20e siècles) si les Noirs avaient eu une place à la table », a par exemple écrit un utilisateur de X.

« Ce déguisement est blessant et n’aurait jamais dû faire partie de notre gamme », a reconnu Target dans son communiqué, indiquant que la pièce n’était plus disponible à la vente. « Nous reconnaissons que cela est particulièrement blessant pour nos clients noirs », a-t-elle souligné.

La marque n’en est pas à sa première polémique

« L’entreprise examine attentivement les circonstances qui ont conduit à cette situation ainsi que les changements nécessaires pour garantir que cela ne se reproduise plus », a ajouté l’enseigne.

Le distributeur, concurrent de WalMart et Costco, n’en est cependant pas à sa première polémique. La marque avait déjà essuyé des critiques en 2023 pour sa « Pride Collection », puis pour avoir fait marche arrière sur sa politique de diversité, d’équité et d’inclusion lors du retour du Donald Trump à la présidence des États-Unis, rappelle Reuters.

Plusieurs militants avaient par ailleurs appelé au boycott de l’entreprise en 2025.