Divertissement

Un parc Dragon Ball aux portes de Paris ? Valérie Pécresse confirme l’existence du projet

La visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman en France officialisera-t-elle l’ouverture d’un parc Dragon Ball dans le Val-d’Oise ? Valérie Pécresse a en tout cas confirmé, ce lundi 24 août, qu’un projet était bien en cours. « La région travaille depuis 18 mois sur ce projet », a fait savoir la présidente de la région Île-de-France, interrogée sur TF1.

Ce projet de parc d’attractions, qui doit voir le jour sur le site de Mirapolis à Courdimanche près de Cergy (Val-d’Oise), a été révélé pendant l’été par Politico et Le Parisien. D’après les deux rédactions, c’est la société d’investissement saoudienne Qiddiya Investment qui est derrière celui-ci.

« C’est un projet qui est de l’ampleur de Disney et qui pourrait conforter l’attractivité touristique de l’Île-de-France », a indiqué Valérie Pécresse sur TF1. « Nous avons besoin de ces emplois, de ces investissements », a mis en avant la présidente de la région.

En fin de journée, l’Elysée a finalement annoncé que l’Arabie saoudite avait signé un protocole d’accord avec la France pour créer trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise, en région parisienne, dont l’un probablement sur l’univers des mangas.

Le projet d’investissement saoudien de six milliards d’euros, présenté comme « sans précédent » par Emmanuel Macron – « du jamais vu depuis Disneyland Paris », dit-il sur X – doit aussi permettre de créer 22.000 emplois directs, selon les estimations officielles. « Il est né d’une discussion entre le président de la République » Emmanuel Macron « et le prince héritier en décembre 2024 » à Ryad, lorsqu’ils ont découvert leur « passion commune » pour les mangas « et notamment Dragon Ball Z », a ajouté une conseillère de l’Elysée.

Des accords économiques attendus ce lundi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman est en France depuis dimanche pour une visite de 48 heures dans l’Hexagone. Il rencontre, ce lundi, Emmanuel Macron pour une journée consacrée notamment au renforcement des liens économiques entre Paris et Ryad.

Vendredi, la présidence française affirmait que « les choses sont encore en discussion pour certains projets, mais il y aura beaucoup, beaucoup d’accords économiques dans différents secteurs qui seront signés lundi », citant les domaines de l’énergie, des transports et de la santé.

Les deux chefs d’État doivent notamment échanger sur la situation au Moyen-Orient et sur la « diversification des routes d’approvisionnement énergétique » alors que le détroit d’Ormuz reste verrouillé par l’Iran.

Ce rapprochement avec Riyad n’a pas manqué de susciter des critiques : plusieurs syndicats de journalistes français ont condamné dimanche la visite du dirigeant saoudien, la qualifiant de « provocation » envers les défenseurs de la liberté de la presse.

Une plainte contre le prince héritier pour « tortures et disparitions forcées », déposée en 2021 par Trial International et Reporters sans frontières concernant l’assassinat de Jamal Khashoggi, est en cours d’instruction, ont-ils rappelé.