Politique

EXCLUSIF – La primaire du PS bien vue par les Français (qui en veulent une aussi à droite)

Ils étaient 2,8 millions en 2011 pour le choix de François Hollande. Et encore plus de 2 millions début 2017 pour lancer Benoît Hamon dans la course à l’Élysée. Dix ans plus tard, combien seront-ils cet automne à choisir le candidat socialiste à l’élection présidentielle ? Infiniment moins, c’est une certitude au regard des conditions d’organisation de la primaire du Parti socialiste et de son allié Place publique.

Elle est officiellement ouverte, mais les non-militants devront s’acquitter d’un droit d’entrée de 10 à 15 euros pour prendre part au scrutin qui sera organisé du 9 au 17 octobre, et qui voit le nombre de ses candidats grossir de jour en jour ; Emmanuel Maurel et Frédéric Verdier ont rejoint cette semaine Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Philippe Brun, Jérôme Guedj et Ségolène Royal, déclarés depuis quelques jours voire quelques semaines.

À un moins d’un mois du premier tour, il y a tout de même 12 % des Français qui envisagent de participer à cette compétition, selon les résultats d’un sondage YouGov réalisé pour Le HuffPost. Environ un quart (23 %) des sympathisants de gauche se dit prêt à voter.

Deux chiffres qui ne disent, bien sûr, rien de la participation finale, mais qui confirment un goût des citoyens pour les élections, même propres à un seul camp. L’enquête montre en effet qu’une majorité de Français (40 %) voient dans ce scrutin « une bonne chose », alors qu’ils ne sont que 21 % à penser que c’est « une mauvaise chose » ; ils sont même 59 % à y être favorable parmi le peuple de gauche.

La pression s’accentue sur Philippe

Et il n’y a d’ailleurs pas qu’à gauche que la question de la primaire fait débat. Si l’ancien bloc central a décidé de se lancer dans une primaire sauvage via les sondages, plusieurs candidats qui ne sont pas favoris (Gabriel Attal et Bruno Retailleau ont changé d’avis) ont récemment fait part de leur envie d’une primaire. Un constat partagé, là encore, par une majorité de Français. 40 % des personnes sondées par YouGov pensent que « les partis de droite et du centre doivent organiser une primaire pour désigner un candidat commun à l’élection présidentielle de 2027 ». Elles ne sont que 32 % à ne pas la vouloir.

Et pour Édouard Philippe, qui est de plus en plus sous pression avec cette question, l’avis des sympathisants centristes et de droite est encore plus tranché. 70 % des sympathisants de l’ancienne majorité présidentielle et 67 % des sympathisants LR réclament une primaire.

L’enquête a été réalisée sur 1039 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France, du 31 août au 3 septembre 2026.