Culture

Ce nouveau morceau d’Orelsan ne va plaire ni à l’extrême droite ni à CNews

L’accueil risque de ne pas être chaleureux sur les antennes des médias de Vincent Bolloré. En tournée dans toute la France, le rappeur Orelsan a dévoilé, en concert ce mardi 27 octobre à Bordeaux, un nouveau morceau dans lequel il s’en prend ouvertement à l’extrême droite et à la chaîne de télévision CNews, régulièrement sanctionnée par l’Arcom pour des propos discriminatoires.

« Bordeaux, vous avez envie d’entendre un nouveau morceau ? Alors, je veux que vous vous ambianciez », a lancé l’artiste sur scène ce mardi, comme vous pouvez le voir plus bas sur les vidéos publiées par des fans du rappeur sur les réseaux sociaux. Le titre n’a, pour l’heure, pas encore été mis en ligne sur les plateformes d’écoute, mais selon les médias spécialisés rap, il serait disponible ce jeudi.

« J’ai les fachos sur mes côtes parce que je voudrais qu’ils s’étouffent / Je ne veux pas que les fachos m’écoutent, en gros je suis le contraire de CNews », a ensuite scandé Orelsan, révélant le contenu de ce titre inédit.

Dans la suite du couplet, on l’entend chanter ce qui semble être : « Ils veulent manger du porc et chanter du Sardou dans nos fêtes de famille / Sauf qu’on ne se déguise pas en parodies de Français et qu’on n’est pas de sales racistes ! » Le tout sous les acclamations de la foule.

Dans ses précédents albums, Orelsan avait déjà pris position contre la progression de l’extrême droite. « Dans ma ville, il y a plein de fachos. Je rêve qu’ils s’étouffent pendant leurs banquets d’sales beaufs », rappait-il plus récemment en juin dernier, dans le freestyle Boss Cypher au côté de plusieurs artistes féminines, en référence aux banquets organisés par le Canon français au cours desquels les incidents racistes se sont multipliés.

En 2022, sur l’un de ses plus gros cartons, le morceau L’odeur de l’essence, il pourfendait aussi la théorie raciste et infondée du « grand remplacement » en rappant : « La peur, les persuader qu’des étrangers vont v’nir dans leurs salons pour les remplacer ». Une prise de position qui avait fortement déplu au candidat d’extrême droite à la dernière présidentielle Éric Zemmour, l’un des fervents promoteurs de l’odieuse théorie.

La tournée du rappeur se poursuit jusqu’au 28 décembre à Paris.