« Ne protégez pas les violeurs » : cette actrice charge Instagram après une affaire qui secoue les États-Unis
« Est-ce que je suis censurée parce que je parle de viol ? » La colère de Florence Pugh contre Instagram est à la hauteur de l’affaire sordide contre laquelle elle s’indigne. Ce dimanche 27 septembre, l’actrice a publié sur son compte un post dans lequel elle fait part de son écœurement au sujet du viol collectif qui aurait eu lieu dans la prestigieuse université Cornell en 2024 et qui a été dénoncé par une étudiante.
Dans un carrousel de huit slides, elle dénonce la lâcheté de ceux qui étaient au courant de l’agression mais ne l’ont pas dénoncée. « Ils sont aussi diaboliques que ceux qui l’ont planifiée. Savoir qu’un acte de torture aussi violent qu’un viol allait être commis à l’étage et ne rien faire pour l’empêcher est malade, lâche et froid. »
La jeune femme s’en prend aussi à l’université qui, selon l’avocat de la victime, n’aurait définitivement exclu que deux des sept hommes impliqués. Les autres écopant de suspension ou de devoirs supplémentaires à faire, rapporte le HuffPost US.
« Je ne suis pas lasse, je suis enragée par les écoles qui protègent les hommes, de peur que leur avenir soit détruit. Qu’en est-il de la vie que ces femmes vont devoir vivre, tout en sachant que la réputation de ces garçons était moins précieuse que la vérité ? », écrit-elle.
« C’est un comportement pathétique »
Quelques heures après la publication de son post, Florence Pugh croit faire un constat troublant : elle et « certains de [s]es abonnés » ne peuvent pas voir ce qu’elle avait écrit « sur l’affaire d’abus sexuel au Cornell College », s’inquiète-t-elle en story, avant de s’interroger : « Est-ce que je suis censurée parce que je parle de viol ? »
Une théorie qu’elle a pu tester en republiant son post. « Je viens d’essayer de le reposter et ça m’empêche d’atteindre les gens. Instagram, enfin on peut voir de quel côté vous êtes. Ne protégez pas les violeurs. C’est un comportement pathétique », a-t-elle alors déploré.
En France, le premier post de l’actrice semble être accessible, mais pas le plus récent. Ce dernier apparaît en gris avec un œil barré au centre, portant la mention « contenu sensible ». Pour y avoir accès, il faut d’abord cliquer sur « Voir la publication ».
Réouverture de l’enquête
En 2024, alors qu’elle rendait visite à une amie étudiante dans cette faculté qui fait partie du club fermé de l’Ivy League, une jeune femme, âgée de 20 ans au moment des faits, aurait été violée par sept hommes de la confrérie étudiante Chi Phi.
Selon ses déclarations, elle aurait été contrainte par deux étudiants de prendre ce qui lui a été présenté comme étant de la kétamine. Ils l’auraient ensuite violée pendant plusieurs heures. Un message aurait aussi été envoyé sur un groupe Snapchat informant que la jeune femme était « disponible pour du sexe ». Trois semaines après les faits, elle a dénoncé l’agression auprès de la police de Cornell, ce qui a provoqué l’ouverture d’une enquête interne, mais aucune arrestation.
Au début de ce mois de septembre, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée. Ce lundi 28 septembre, CBS News annonce que l’affaire a été rouverte. « On m’a demandé de réexaminer la décision de poursuivre ou non au pénal les sept membres de la fraternité étudiante. Une fois que nous aurons déterminé les chefs d’accusation appropriés, l’affaire sera traitée de la manière la plus objective et impartiale possible », a déclaré dans un communiqué Matthew Van Houten, procureur du comté de Tompkins.



