Culture

Rupert Murdoch est « ravi » d’être campé par Guy Pearce dans ce film qui ne s’annonce pourtant pas flatteur

Si Rupert Murdoch n’a pas été directement impliqué dans la production du nouveau film de Danny Boyle centré sur lui, il n’en tire que le positif, à en croire celui qui l’incarne à l’écran. Présenté en ouverture de la Mostra de Venise ce mercredi 2 septembre, le film Ink du réalisateur britannique attire l’attention en raison de son sujet principal : le célèbre magnat des médias anglo-saxons Rupert Murdoch, campé dans ce long-métrage par le comédien australien Guy Pearce.

En conférence de presse sur le Lido, Guy Pearce, Danny Boyle et son scénariste James Graham n’ont pas échappé aux questions sur l’implication dans le film du puissant homme d’affaires à la tête de Fox News ou du Wall Street Journal aux États-Unis et des célèbres journaux britannique The Sun et The Times.

À ce sujet, Guy Pearce a confirmé n’avoir eu aucun contact avec l’homme de 95 ans. En revanche, il a confirmé avoir lui-même pris contact avec la fille de ce dernier Elisabeth Murdoch. L’occasion de découvrir ce que le puissant magnat australien pensait de ce choix de casting.

« Elle m’a dit : “Papa est ravi que tu joues son rôle”. Mais il n’avait pas encore vu le film à ce moment-là, alors on verra bien », a dévoilé l’acteur connu pour Memento, L.A. Confidential ou The Brutalist.

L’histoire du quotidien « The Sun »

Rupert Murdoch n’a donc pas encore vu Ink. Pourtant, il connaît bien l’histoire que raconte ce film. Car en plus d’évoquer sa propre vie, elle est adaptée d’une pièce de théâtre écrite par le dramaturge et scénariste du film James Graham. Devant la presse, il a d’ailleurs glissé quelques informations concernant la relation de Rupert Murdoch avec cette pièce primée aux Tony Awards. Comme le fait qu’il était venu la voir à deux reprises.

« Je me souviens qu’il était très doué pour ne rien dévoiler », mais avait confié avoir apprécié une scène montrant une presse à imprimer et « la saleté, la vapeur et les résidus qui entraient quotidiennement dans la fabrication du papier ». Concernant le choix de Guy Pearce pour l’incarner, le scénariste a estimé que Rupert Murdoch, « sera très flatté par ce choix d’acteur ».

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Danny Boyle, qui s’était déjà attaqué à la vie de Steve Jobs sur grand écran, raconte cette fois une partie de celle de Rupert Murdoch dans Ink, en s’intéressant au rachat du quotidien The Sun par l’homme d’affaires à la fin des années 1960 dans le berceau de l’imprimerie britannique. Porté par l’idée d’en faire un grand journal populaire, Murdoch confie les rênes du journal à Larry Lamb, campé par l’excellent Jack O’Connell, en lui laissant carte blanche.

Une manière de raconter l’émergence de ce titre de presse dans le paysage médiatique britannique grâce à l’association (pas toujours heureuse) entre deux hommes sans scrupule. Ce qui donnera naissance à l’un des tabloïds les plus sulfureux (et les plus lus) du Royaume-Uni. Pour découvrir le résultat en France, il faudra encore patienter jusqu’au 6 janvier 2027.