Divertissement

10 ans après son hystérectomie, Lena Dunham est devenue maman

L’actrice et réalisatrice a sortie sa plume pour raconter elle-même ce moment attendu de longue date. Car après de longues années de lutte contre les problèmes de fertilité, Lena Dunham a accueilli son premier enfant avec son mari, Luis Felber, et l’aide d’une mère porteuse.

C’est ce que la créatrice et actrice de la série HBO Girls a dévoilé dans un long texte publié dans les colonnes du magazine Vogue mercredi 16 septembre. Aujourd’hui âgée de 40 ans, la comédienne et scénariste new-yorkaise a décrit l’arrivée de cette petite fille, ainsi que tout le processus de rencontre et d’accompagnement de la personne qui a donné vie à son enfant.

Lena Dunham y raconte notamment sa toute première interaction avec sa fille : « “Bonjour”, ai-je dit. “Je suis ta maman. Tu… Tu ne ressembles pas du tout à ce que j’imaginais, mais tu es parfaite. On t’attendait, tu sais ? C’était vraiment gentil à toi de venir.” »

Quant à l’accouchement, elle évoque un moment fluctuant entre « étourdissement de joie » et profonde « timidité ». « J’étais assise sur un lit d’hôpital, entre les jambes d’une femme que je ne connaissais pas un an auparavant, attendant d’apercevoir cet être que j’attendais avec une patience mêlée d’impatience », confie la comédienne. Fidèle à son humour, elle ajoute : « J’étais tellement absorbée par notre mère porteuse – admirative de sa concentration, de ses moments de silence suivis d’un cri semblable à un rugissement – ​​que j’ai oublié de baisser les yeux jusqu’à ce que j’entende le premier cri de notre bébé. »

« Je suis ta maman »

Il faut en effet rappeler que Lena Dunham a souffert de nombreux problèmes l’ayant empêché de concevoir naturellement. Des difficultés dont elle a parlé publiquement, notamment dans un essai publié en 2020 où elle confiait en avoir fini avec le « complexe industriel de la fertilité », après un long cycle de fécondation in vitro infructueux.

« À 31 ans, après près de deux décennies de douleurs chroniques dues à l’endométriose et à ses ravages encore mal connus, j’ai subi une ablation de l’utérus, du col de l’utérus et d’un ovaire », écrivait-elle sans détour dans False Labor, Giving up on motherhood.

Souffrant d’endométriose, elle avait donc fait le choix, à 31 ans, de subir une hystérectomie totale. Une décision qu’elle avait également raconté dans un long texte publié dans Vogue en 2018. Ce mercredi, c’est donc avec des émotions très différentes qu’elle a repris l’écriture pour décrire l’arrivée tardive de sa fille, arrivée avec 13 jours de retard. « L’idée qu’elle puisse arriver en avance m’avait effleurée, mais jamais je n’avais imaginé qu’elle puisse arriver en retard », livre-t-elle dans ce texte très personnel.

Dans son essai de 2020, Lena Dunham avait également admis avoir ressenti un besoin incompressible de devenir mère une fois son hystérectomie effectuée. Elle affirmait qu’après avoir « perdu (s)a fertilité », elle avait tout de suite « commencé à chercher un bébé », presque « obsédée » par ce désir de maternité qui est enfin devenue réalité après de longues années de galère.