Divertissement

Fidèle à elle-même, Björk a assisté à l’éclipse dans une tenue absolument folle

Björk fait du Björk. À l’occasion de l’éclipse solaire, ce mercredi 12 août, la diva du nord a donné un DJ set chez elle en Islande, à Víðistaðatún plus précisément, entourée de plusieurs autres artistes. Et ce, dans une tenue fidèle aux excentricités vestimentaires auxquelles l’artiste de 60 ans nous a habitués.

Sur scène et derrière ses platines, l’interprète de It’s Oh So Quiet est apparue avec une incroyable silhouette blanche futuriste, qu’on aurait dite recouverte d’une multitude ballons de baudruches translucides, de formes et tailles aléatoires (y compris sur la tête).

Cette tenue est l’œuvre du créateur de mode hongkongais Robert Wun, dont la collection automne-hiver 2026 haute couture, présentée en juillet dernier, symbolise le passage à l’âge adulte à travers des créations parsemées de clins d’œil à l’enfance, dont des éclaboussures de peinture ou des peluches.

Un verre à la main, Björk a pour sa part ouvert son live sur un morceau somme tout approprié : le thème musical du film 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Plus tard, elle a revisité Berghain, son morceau en duo avec Rosalía.

Connue pour sens du costume, la chanteuse se produisait, ici, dans le cadre d’un festival organisé par ses soins en l’honneur du phénomène astronomique, qu’elle a fait coïncider avec le lancement d’une exposition immersive à la National Gallery of Iceland et les 40 ans du label Smekkleysa, l’un des plus importants du pays nordique.

La star, qui a mixé juste après le noir complet lié au passage de la Lune entre la Terre et le Soleil (qui a duré une minute et 50 secondes en Islande), avait convié tout au long de la journée une flopée d’autres artistes, comme la star vénézuélienne de l’électro Arca ou l’artiste berlinoise ronja. Mais aucune d’entre elles n’est arrivée à la cheville de Björk, niveau style.

Björk, icône mode

L’interprète de Bachelorette, au vestiaire extraordinaire, apporte toujours une attention particulière au choix de ses tenues, que ce soit pour la pochette de ses disques ou en concert. L’habit, nous dit cet article Harper’s Bazaar, est pour elle un « art performatif ». Le magazine parle même d’apparitions « qui ne cèdent rien à la facilité ou à l’évidence ».

Grande copine de Jean Paul Gaultier, elle a pendant un temps collaboré avec feu Lee Alexander McQueen, à qui l’on doit le kimono en couverture d’Homogenic, l’un de ses disques les plus célèbres. Beaucoup gardent aussi en mémoire la robe en forme de cygne de Marjan Pejoski, qu’elle a revêtue aux Oscars, en 2001. L’Islandaise avait ramené avec elle six œufs d’autruche, semés à mesure de son avancée sur le tapis rouge.

Dans un entretien pour Vogue, en compagnie de la photographe Nan Goldin en 2000, Björk disait pourtant « ne pas bien comprendre ce qu’est vraiment le glamour ». « Je ne suis pas une experte, assurait l’icône mode, malgré elle. Je ne possède pas de superbes vêtements. Je m’habille toute seule depuis que j’ai quatre ans. »