Politique

Cette fois, personne n’a osé barrer la route de Bardella pour la présidence du RN

À défaut d’être le candidat du Rassemblement national pour l’élection présidentielle, Jordan Bardella est assuré d’en rester le patron. Le dauphin de Marine Le Pen, promis à Matignon si celle-ci devient présidente de la République en mai prochain, sera en effet le seul candidat en lice au congrès du parti fin octobre, a confirmé le RN ce lundi 10 août.

Le suspense était mince, mais aucun rival n’a défié celui qui dirige le parti depuis maintenant quatre ans. Successeur de Marine Le Pen à la tête du RN, d’abord par intérim en septembre 2021, puis dûment élu en novembre 2022 (à 85 % face à Louis Aliot), Jordan Bardella « est le seul candidat » à sa réélection, a indiqué à l’AFP le député Yoann Gillet, chargé de l’organisation du congrès d’Orléans, les 24 et 25 octobre.

Le jeune chef de parti, qui aura 31 ans en septembre, a reçu le soutien de la quasi-totalité des cadres de son mouvement : 421 parrainages au total, a précisé le député du Gard. Soit exactement le nombre de candidatures déposées pour le Conseil national du RN, qui sera également renouvelé lors du congrès (le vote électronique se déroulera du 21 septembre au 22 octobre). Parmi les 307 hommes et 114 femmes qui y postulent, seuls les cent mieux élus siégeront dans cette instance.

« Le premier grand meeting » pour la présidentielle

Absent de cette liste, M. Bardella sera toutefois – en tant que président – « membre de droit » du Conseil national, dont il pourra coopter vingt membres supplémentaires. Y compris Marine Le Pen, elle non plus pas candidate à ce scrutin interne.

Le XIXe congrès du Rassemblement national se tiendra les 24 et 25 octobre prochains à Orléans. Cet événement est déjà annoncé comme un moment fort de la campagne de Marine Le Pen pour l’Élysée. « Une nouvelle étape vers la victoire de 2027 », peut-on lire sur le site du RN.

« Le dimanche 25 octobre sera, quant à lui, consacré à un moment politique fort : le premier grand meeting dans le cadre de l’élection présidentielle », est-il encore écrit. De quoi définitivement lancer Marine Le Pen dans sa quatrième campagne présidentielle, malgré sa condamnation en appel pour détournement de fonds au début du mois de juillet.