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Critiqué de toutes parts, Infantino peut malgré tout compter sur ce soutien

Gianni Infantino est « formidable », selon les mots de Donald Trump. Le dirigeant des États-Unis est venu à la rescousse, lundi 10 août, du président de la Fifa, dont plusieurs confédérations continentales réclament le départ depuis son projet décrié puis avorté d’ouverture aux investisseurs privés.

« La Fifa commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait ne serait-ce qu’un instant de remplacer son président Gianni Infantino », a écrit, lundi, Donald Trump sur Truth Social.

Le président américain a ainsi réaffirmé sa proximité avec l’Italo-Suisse, duquel il avait reçu en décembre 2025 un « Prix de la paix de la Fifa » créé pour lui, et à qui il avait demandé lors du Mondial-2026 la révision d’un carton rouge visant un joueur de l’équipe américaine, avec succès.

Gianni Infantino « vient de présider la Coupe du monde la plus réussie », organisée en juin-juillet aux États-Unis, Mexique et Canada, a poursuivi Donald Trump sur sa plateforme, ajoutant que s’il partait, « la compétition ne connaîtrait plus jamais un tel succès ni une telle rentabilité ».

Une lettre ouverte commune au football mondial

Le président de la Fifa, candidat à sa propre succession, est embourbé dans une crise depuis la divulgation de son projet contesté et finalement abandonné d’ouverture de la fédération à des investisseurs privés.

Déterminées à le voir quitter la tête de l’organisation, les confédérations européenne (UEFA), nord-américaine (Concacaf) et asiatique (AFC) ont publié plus tôt, lundi, une lettre ouverte commune au football mondial, profondément divisé sur l’issue de la crise.

Le football « n’appartient à aucun individu » et « le leadership (…) ne consiste pas à détenir – ou à exiger – un pouvoir à conserver. C’est un devoir de service envers la famille du football », ont-elles défendu. Sans jamais citer Gianni Infantino, elles ont ainsi balayé ses tentatives de sauver son trône, lui qui semblait se diriger, il y a quelques semaines, vers une tranquille réélection en mars 2027.

L’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont déclaré n’avoir été nullement convaincues par le courrier adressé mercredi dernier par la Fifa à ses 211 fédérations, qui reconnaissait des « erreurs » dans l’élaboration en catimini d’un projet de société commerciale finalement abandonné sous la pression.

« Il n’y a toujours aucune admission que tenter de céder une participation dans la Coupe du monde de la Fifa constituait une grave défaillance de jugement, (…) une rupture fondamentale de confiance envers les institutions mêmes que la Fifa existe pour servir », ont-elles déploré.

Soutien des confédérations africaine et sud-américaine

Avec ce message de Donald Trump, Gianni Infantino récupère ainsi le soutien du président américain, en plus de celui des confédérations africaine et sud-américaine, ainsi que du Mexique qui s’est publiquement écarté de la ligne de la Concacaf.

Les deux autres organisateurs du Mondial-2026, États-Unis et Canada, ont appuyé lundi après-midi sur X la demande « de changements significatifs renforçant la gouvernance de la Fifa ».

Depuis son arrivée en 2016, Gianni Infantino avait toujours fait front face aux critiques, qu’elles aient porté sur l’organisation des Coupes du monde en Russie ou au Qatar, sur l’élargissement de 32 à 48 équipes ou sur l’instauration de « pauses fraîcheur » transformées en espaces publicitaires.