Le « déluge » au-dessus du débat de la présidentielle a inspiré les candidats
Un déluge en plein débat présidentiel. La météo n’a pas été clémente pour le premier grand débat entre les principaux candidats à la présidentielle de 2027, qui s’est déroulé ce jeudi 27 août à Paris et était organisé par le Medef. Alors que les candidats répondaient aux questions du patronat, une importante averse s’est abattue.
Le candidat du parti Horizons, Édouard Philippe, n’a pas manqué l’occasion de lancer une pique à François Hollande, absent de ce débat. « Je parle après une éruption vocale sur ma gauche, un déluge qui vient du ciel… C’est un débat présidentiel et François Hollande n’est pas là, et pourtant il pleut ! », a-t-il déclaré s’amusant de la situation.
Pendant son quinquennat, l’ancien président s’était forgé la réputation de faire pleuvoir partout où il allait, une malédiction météorologique dont il s’amusait volontiers et qui est devenu une plaisanterie politique courante. Absent de ce débat car non déclaré officiellement candidat, François Hollande a cependant déclaré ce mercredi qu’il envisage de se représenter à la présidentielle, dans le cas où Raphaël Glucksmann ne s’impose dans les sondages à l’automne dans la gauche hors LFI.
Attal en profite pour tacler ses adversaires sur l’agriculture
Un autre candidat a sauté sur l’occasion de rebondir politiquement sur cette averse importante. Quelques minutes après Édouard Philippe, Gabriel Attal a ainsi déclaré : « Puisqu’on parle de simplification et qu’il y a un déluge au-dessus de nous, si ça pouvait convaincre monsieur Mélenchon, monsieur Glucksmann et madame Tondelier de laisser les agriculteurs stocker de l’eau quand il y a d’importantes précipitations pour faire face aux périodes de sécheresse. Ça, c’est une mesure de simplification qui est très attendue », a assuré le candidat du parti Renaissance.
À l’inverse de ses adversaires, Gabriel Attal a largement soutenu la Loi d’urgence agricole promulguée cet été, qui fixe un objectif du doublement du stockage d’eau à destination du monde agricole d’ici 2035. Cette mesure est très attendue par toute une partie du monde agricole, en particulier lors de cet été marqué par une sécheresse intense. Elle n’en reste pas moins controversée.
Plusieurs chercheurs et écologues alertent en effet sur le fait que ce stockage risque de fragiliser davantage les ressources en eau, dans un contexte de changement climatique. Selon eux, le problème n’est pas de stocker l’eau, mais de savoir si elle sera suffisamment disponible pour remplir ces retenues, alors que les sécheresses s’intensifient et que les ressources hydriques deviennent plus incertaines. Ils recommandent plutôt de réduire les besoins en eau et de mieux retenir l’eau dans les sols, notamment grâce à l’agroécologie, à l’agroforesterie et à des cultures moins gourmandes en eau.


