Tondelier reste candidate des Écologistes à la présidentielle, du moins jusqu’à décembre
Une victoire aux airs de sursis. Désignée en 2025 représentante de son parti pour une primaire de la gauche (hors LFI) qui ne verra finalement jamais le jour, Marine Tondelier reste le choix numéro 1 de son parti pour la présidentielle… au moins pour les prochains mois.
Après un conseil fédéral mouvementé, ses membres ont adopté ce lundi 21 septembre une motion rappelant que « Marine Tondelier, candidate des Écologistes à la présidentielle, continuera à porter et à incarner le projet et les priorités des Écologistes dans cette campagne électorale jusqu’au vote des adhérents », qui « déterminera la suite du processus ».
Les adhérents écologistes pourront ainsi voter du 10 au 13 décembre pour décider enfin de la stratégie du parti pour la présidentielle, entre une candidature autonome ou le ralliement à un autre candidat. Cette motion a été adoptée par le Conseil fédéral du parti « à 69,44 % des votes exprimés » avec un « taux de participation de 93 % », ont indiqué lundi les Écologistes à l’AFP.
Les Écologistes, pas encore sortis du bourbier
Parmi les opposants de Marine Tondelier, certains, comme la députée Sandrine Rousseau, réclament que le parti s’aligne rapidement derrière le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, en tête des sondages à gauche, et tenant une ligne radicale.
D’autres, comme le sénateur Yannick Jadot, plaident pour se ranger derrière Raphaël Glucksmann sur une ligne sociale-démocrate. Enfin, certains militants réclament une candidature écologiste autonome.
Une triple division qui illustre les difficultés du parti à trouver sa place dans la course. Tout en promouvant l’union de la gauche, Marine Tondelier n’a cessé de défendre sa propre candidature tout l’été en traçant sa route à bord d’un van électrique à travers toute la France. « La question est plutôt de savoir pourquoi je cesserais d’être (candidate) », demandait-elle aux journalistes de La Tribune Dimanche le 15 août.
La patronne des Écologistes doit accoucher dans les prochains jours, mais elle a déjà annoncé qu’elle ne comptait « pas arrêter pendant quatre mois » sa campagne. À ce stade, la candidate écologiste dépasse difficilement les 5 % d’intentions de vote dans les sondages.


