Chauds ou froids, les changements brutaux de température ont aussi des effets sur notre santé
La fin des chaleurs extrêmes ? En cette dernière quinzaine d’août, plus aucun département n’est en état de vigilance canicule en France, et les températures s’annoncent en dessous des normales de saison dans de nombreuses villes.
Une fraîcheur plus que bienvenue après un été irrespirable, mais qui arrive de manière soudaine. Vous avez l’impression que votre corps a du mal à se faire à ces changements brutaux de température ? Vous n’êtes pas seul. En plus de conséquences aussi graves que nombreuses pour la faune et la flore, ces passages du chaud au froid, effet documenté du réchauffement climatique, ont aussi des incidences sur notre santé.
Notre organisme doit s’adapter rapidement
Comme le rappelle Brigitte Trégouet, médecin généraliste interrogée par Le HuffPost, ces événements climatiques imposent à notre corps de s’adapter. « Nous sommes des êtres homéothermes, nos organismes doivent avoir une température relativement constante. » Pour nous réguler, des mécanismes physiologiques se mettent en place entre l’été et l’hiver.
Que se passe-t-il quand cette adaptation doit se faire très rapidement ? En cas de hausse des températures, par exemple, Guy Lenaers, directeur de recherche au laboratoire Biologie mitochondriale et cardiovasculaire du CNRS, interrogé par TF1, « estime qu’il faut une dizaine de jours de montée progressive en température pour que notre corps s’adapte ». Si le changement est plus brutal, les sollicitations du corps le sont aussi. Dans les cas où le mercure baisse, des effets sont également documentés.
Des effets à la hausse et à la baisse du mercure
Même s’il y a de très bonnes raisons d’être soulagés quand les vagues de chaleur passent, les effets de ces changements brutaux ne se voient pas seulement quand les températures montent. Ainsi, dans The Conversation, une chercheuse en neurologie pointe que les changements soudains de température, tout comme les températures extrêmes, peuvent provoquer des migraines car elles déstabilisent l’équilibre interne.
Une autre étude, publiée par le Collège américain de cardiologie en 2018, lie quant à elle les fortes variations de température d’un jour sur l’autre à une augmentation des crises cardiaques. « Même si le corps a des systèmes efficaces pour répondre aux changements de température, il est possible que des fluctuations plus rapides et extrêmes créent de la pression sur ces systèmes, ce qui pourrait contribuer à des problèmes de santé », analyse Hedvig Andersson, chercheur à l’université du Michigan et premier signataire de l’étude. Parmi les populations à risque, on compte aussi les enfants : en Australie, des chercheurs ont quant à eux montré que les changements de température soudains dans une journée ont un effet sur les capacités respiratoires des enfants asthmatiques.


