Natacha Polony officialise sa candidature à l’élection présidentielle
« Mercredi 14 octobre. 7 h 45. France Inter ». Dans un message publié ce mardi sur X, Natacha Polony avait donné rendez-vous à ses followers, dans le cadre de sa précampagne à peine dissimulée. L’éditorialiste a donc confirmé ses intentions face à Benjamin Duhamel. « Oui, je suis candidate à l’élection présidentielle », a-t-elle affirmé, affichant l’ambition de « rassembler les orphelins de la politique » dans un contexte où le pays s’enfonce, selon elle, dans « le chaos ».
« J’estime que la situation m’oblige », justifie-t-elle, assurant qu’elle se présente, « bien sûr », pour l’emporter au printemps. « Des journalistes qui ont fait de la politique, il y en a beaucoup dans l’histoire de France, de Jean Jaurès à Georges Clemenceau », a-t-elle fait valoir, proposant une « candidature de rassemblement ».
« Nous sommes la France »
Déplorant « une perte totale de rang de la France sur les questions économiques, sur notre indépendance, sur la souveraineté », Natacha Polony entend proposer « une politique de production ». Sur le plan politique, la journaliste se positionne sur une offre post-chevénementiste, proche d’Arnaud Montebourg. Raison pour laquelle son équipe en construction est issue pour une part du micro-parti l’Engagement (créé à la base pour soutenir l’ancien ministre du redressement productif).
Pour appuyer sa candidature, un site de campagne a aussi été mis en ligne. « Un projet politique digne de ce nom ne commence pas par un appareil ou un slogan. Il commence par des femmes et des hommes qui décident de ne plus regarder les événements en simples spectateurs », y écrit-elle, en appelant les Français à la rejoindre derrière le mot d’ordre : « nous sommes la France ».
Suffisant pour bâtir une candidature solide ? À voir. Car il ne suffit de pas d’avoir des idées identifiées, un entourage structuré ou une forme de notoriété pour se lancer à la conquête de l’Élysée. Le crash d’Éric Zemmour en 2022, qui s’est échoué à 7 % après un départ canon et malgré le soutien de tout écosystème médiatique, en témoigne. En outre, pour pouvoir se faire une place sur la ligne de départ, Natacha Polony devra déjà réussir une première étape cruciale, et redoutée des équipes de campagne non implantées localement : la récolte des 500 parrainages avant la mi-mars.


