« J’ai un pied qui est chelou », la confidence inattendue de Jennifer Ayache
Même après des années passées sur scène, certains complexes sont difficiles à assumer. Jennifer Ayache en a fait la confidence dans le podcast « En apparence » de l’humoriste Nora Hamzawi. La chanteuse du groupe Superbus, y a évoqué pour la première fois une particularité physique qu’elle avait jusqu’ici préféré garder pour elle. Elle est née avec six orteils.
La révélation est arrivée au détour d’une discussion sur le rapport que l’artiste à son apparence. Jennifer Ayache, qui explique avoir longtemps eu besoin de se créer un personnage pour monter sur scène, reconnaît avoir aussi du mal à trouver des choses qu’elle aime chez elle. « C’est dur d’adorer un truc chez soi ».
Un sujet suffisamment sensible pour la faire hésiter avant de se confier. « Il y a un gros truc qui me complexe chez moi, je ne l’ai jamais dit. Je le dis là ? Je sais pas », a d’abord hésité la chanteuse, visiblement émue a l’idée d’aborder le sujet. « Ce n’est pas hypergrave, mais c’est bizarre. Je ne l’ai jamais dit parce que c’est un gros complexe : je suis née avec six orteils. ».
Pourtant, ce complexe n’a jamais suscité de commentaires déplacés autour d’elle. Interrogée par Nora Hamzawi sur l’origine de ce malaise, la chanteuse précise que personne ne s’est moqué de son pied. « C’est juste moi », explique-t-elle. Certaines personnes de son entourage trouvaient même cette différence « mignonne ».
Opérée à l’âge de 7 ans
Si la chanteuse est née avec six orteils, elle n’en a plus autant aujourd’hui. À l’âge de 7 ans, elle a subi une opération chirurgicale afin de retirer l’orteil supplémentaire. « La pire douleur de ma vie », confie-t-elle. Une intervention qui n’a malheureusement pas suffi à faire disparaître son complexe.
« Du coup, j’ai un pied qui est chelou », raconte-t-elle à Nora Hamzawi. Cette particularité « chelou » est en fait une polydactylie. Cela se caractérise par un (ou plusieurs) doigt ou un orteil supplémentaire dès la naissance.
Pour prendre un peu de distance avec ce complexe, la chanteuse tente d’en rire. Elle évoque une croyance indienne selon laquelle les personnes présentant cette particularité seraient des « élus de Dieu ». Une façon de voir les choses qui ne la convainc qu’à moitié. « Pour ça, c’est peut-être un peu cool mais ça fait un pied pas très beau quand même », a-t-elle plaisanté.
Une confidence qui montre aussi son évolution dans son rapport à son corps. « J’en parle, donc c’est finalement que ça y est, ça va mieux », reconnaît Jennifer Ayache.



