Culture

En réaction aux polémiques, l’agenda de Thélyson Orélien se vide au Canada

Thélyson Orélien, déjà « cancel » au Canada ? Ce jeudi 24 septembre, les éditions du Boréal ont en tout cas annoncé la suspension de la tournée promotionnelle du roman de l’écrivain canado-haïtien, soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire C’était ça ou mourir et d’avoir plagié des textes de l’autre côté de l’Atlantique.

« Pour assurer le bien-être de Thélyson Orélien, nous suspendons pour l’instant les activités promotionnelles entourant le livre », a déclaré dans un communiqué la maison d’édition de Montréal, à l’origine de la publication du roman au printemps au Canada.

L’éditeur a assuré que l’IA n’avait pas été utilisée depuis la réception du manuscrit, et qu’ils travaillaient de concert avec l’auteur pour établir que l’œuvre avait bien été écrite par lui. « Malheureusement, il nous est impossible à ce stade-ci d’infirmer ou de confirmer les allégations auxquelles l’auteur fait face », a continué l’éditeur, nuançant qu’il ne fallait pas « tirer de conclusions hâtives ».

Le Salon du livre de l’Estrie, au Québec, a également annoncé, ce même jeudi, exclure de sa programmation l’auteur, indiquant « qu’il retire à Thélyson Orélien le titre d’invité d’honneur et l’invitation à participer aux deux activités qui figuraient à la programmation ».

Une « volonté » de le « faire taire »

Auteur de l’un des best-sellers de la rentrée, le romancier de 38 ans, qui vient de remporter le prix du roman Fnac et figure dans les sélections de plusieurs autres récompenses comme le Goncourt, a été mis en cause sur le réseau social X par un compte anonyme – Balance ton Claude -, jusqu’alors confidentiel. Celui-ci affirme que le livre aurait été « presque intégralement » écrit par une intelligence artificielle, après en avoir fait analyser des extraits par le logiciel américain Pangram.

À ces accusations se sont ajoutées, ce mercredi, des allégations de plagiat au Canada pour des textes publiés il y a plus de dix ans. Le quotidien québécois La Presse a notamment indiqué avoir constaté qu’une de ses chroniques publiée en 2013 était dans sa « quasi-totalité » une « traduction légèrement remaniée » d’un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star, toujours accessible en ligne. L’écrivain a dénoncé, ce jeudi, auprès de l’AFP une « volonté » de le « faire taire ».