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Les quatre points à scruter lors du premier match de l’équipe de France de Zidane en Turquie

Les conférences de presse et les premiers entraînements n’ont fait qu’attiser les attentes. Mais c’est bien ce vendredi 25 septembre que l’ère Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France s’ouvre pour de bon, avec le premier match de ses Bleus contre la Turquie (20h45), dans le cadre de la Ligue des nations.

Si Zizou a promis qu’il n’y aurait pas de « rupture » avec les 14 années de Didier Deschamps, bon nombre d’éléments laissent à penser le contraire, du choix des 23 joueurs convoqués (sept sont là pour la première fois) aux premiers indices donnés sur le style de jeu qu’il veut insuffler.

On vous liste les quatre points à surveiller tout particulièrement pour le match de ce soir, diffusé sur TF1.

Un changement de rôle pour Kylian Mbappé

Cela fait des années que ce débat anime les suiveurs de l’équipe de France : à quelle position doit jouer Kylian Mbappé ? Titulaire en pointe de l’attaque à la Coupe du monde et au Real Madrid, Zinédine Zidane affirme qu’il « aime beaucoup » lorsqu’il évolue sur le couloir gauche.

Si le meilleur buteur des Bleus a raté les premiers entraînements de la semaine en raison d’un syndrome grippal, c’est bel et bien à ce poste d’ailier gauche que Zizou devrait aligner son capitaine ce soir.

Cela implique donc qu’Ousmane Dembélé, le Ballon d’or en titre, devrait retrouver sa position de prédilection au Paris Saint-Germain : la pointe de l’attaque. C’est là que l’attaquant parisien a mené son club à deux Ligue des champions consécutives, mais il n’y a encore jamais évolué en Bleus.

Sur le côté droit en revanche, pas de surprises : Michael Olise, qui s’est révélé au grand public à la Coupe du monde, devrait être le titulaire à ce poste. Sans oublier des joueurs comme Désiré Doué ou Bradley Barcola, qui auront bien sûr leur chance.

Moins d’attaquants… mais plus d’attaque ?

Ces changements de positionnement pour Ousmane Dembélé et Kylian Mbappé ne sont qu’un aspect du changement plus global dans la manière de jouer des Bleus que semble vouloir insuffler Zizou.

L’Équipe l’annonce avec quasi-certitude : les Bleus devraient repasser dans un système en 4-3-3, après le 4-2-3-1 quasi inamovible de Didier Deschamps. Pour ceux qui ne sont pas des mordus de tactique, cela signifie, sur le principe, retirer un joueur plus offensif pour rajouter un milieu de terrain. « Quand vous parlez de quatre attaquants, on ne va pas abuser quand même », a d’ailleurs insisté le nouveau coach des Bleus en annonçant sa liste.

Mais cela ne signifie pas pour autant que la philosophie de jeu de Zidane sera plus défensive que celle de Deschamps. « Le jeu, c’est ce qui m’anime, et je crois qu’on a l’équipe pour le faire », a-t-il insisté, mettant en avant l’importance d’avoir des joueurs créatifs au cœur du milieu de terrain. Des profils comme celui de Rayan Cherki, très offensif et qui pourrait débuter en Turquie ou encore celui de Maghnes Akliouche vont dans ce sens.

Pour autant, des joueurs que l’on connaît bien pourraient être reconduits parmi le trio du milieu de terrain, comme Adrien Rabiot, Manu Koné ou Eduardo Camavinga. Le changement à surveiller figure sûrement plus dans les positionnements et les rôles sur le terrain que dans les noms alignés.

Une nouvelle défense à surveiller

Parmi les neuf défenseurs présents à la Coupe du monde, seuls trois sont en Turquie : Dayot Upamecano, Jules Koundé et Maxence Lacroix. Certes, le titulaire indiscutable William Saliba est forfait de longue durée, et Ibrahima Konaté a quitté le groupe ce jeudi seulement sur blessure.

Mais Zinédine Zidane a fait des choix forts dans ce secteur, avec quatre nouveaux (ou presque) : les néophytes Andy Diouf et Jérémy Jacquet, Adrien Truffert (1 sélection en 2022), Pierre Kalulu (3 sélections) – auxquels s’ajoute un autre nouveau, Leny Yoro, arrivé ce jeudi.

Si les expérimentés Jules Koundé et Dayot Upamecano ont de fortes chances de débuter, le secteur défensif reste celui qui pose le plus de questions, notamment sur les latéraux. Zidane l’a d’ailleurs assumé en conférence de presse, concédant que cela « fait un petit moment que c’est l’endroit où il manque certains joueurs ».

Ne vous étonnez donc pas si vous voyez de nouveaux visages ce soir face à la Turquie, que ce soit Adrien Truffert ou Andy Diouf comme défenseur gauche, ou le tout jeune Jérémy Jacquet, arrivé cet été à Liverpool, accompagner Upamecano en défense centrale.

Zidane fera-t-il mieux que ces cinq prédécesseurs ?

Pour ses débuts, Zinédine Zidane a un avantage : son adversaire du soir, la Turquie, lui permettra d’avoir de premières vraies réponses. Certes, les Turcs ont raté leur Coupe du monde, finissant derniers de leur groupe, derrière des équipes paraissant à leur portée (États-Unis, Paraguay et Australie).

Mais l’équipe turque reste quart de finaliste à l’Euro 2024, et dispose de joueurs de qualité, comme Arda Güler, milieu de terrain au Real Madrid. Alors que le match se joue en Turquie, on peut aussi imaginer que cet échec aux États-Unis poussera encore davantage l’équipe à faire forte impression pour son retour devant un public très passionné.

Les statistiques passées ne poussent d’ailleurs pas vers un optimisme démesuré pour les Bleus. Il y a d’abord les deux dernières rencontres France – Turquie, en 2019, avec un match nul au Stade de France (1-1) et une défaite à l’extérieur (0-2).

Surtout, sur les huit derniers prédécesseurs de Zidane à la tête des Bleus, un seul a commencé par une victoire. Il s’agissait d’un certain… Aimé Jacquet, en février 1994. Le sélectionneur champion du monde 1998 était d’ailleurs celui qui avait lancé Zinédine Zidane en équipe de France quelques mois plus tard, en août 1994, avec l’histoire que l’on connaît. Espérons à Zizou le même succès.