Voilà le seul mini-reproche qu’on fait au retour inattendu de l’incroyable « Ted Lasso »
« Football is life ! » Cette citation culte, c’est à Danny Rojas, personnage solaire de Ted Lasso qu’on le doit. La fiction avec Jason Sudeikis a fait son come-back sur Apple TV ce mercredi 5 août pour une quatrième saison surprise. Et force est de constater que la série n’a rien perdu de ce qui faisait son originalité, sa douceur, son humour et son intelligence.
Ne tournons pas autour du pot, Ted Lasso est l’une des meilleures séries de ces dix dernières années, dans le genre de la comédie dramatique. Si ce n’est LA meilleure. Alors qu’on la pensait terminée (et de facto enterrée), s’étant achevée sur le retour du coach aux États-Unis auprès de son fils, la fiction sur l’univers du football fait un retour réussi, dont nous avons pu voir les quatre premiers épisodes.
Cette saison met en scène Ted, Beard, Roy, Keeley, Rebecca (et compagnie) face à un nouveau challenge. Après avoir confortablement installé leur équipe masculine entraînée par Roy Kent en Premiere League, l’AFC Richmond mise aussi sur le football féminin. Fraîchement revenu à Londres pour insuffler aux joueuses un peu de sa magie, Ted doit composer avec plusieurs contraintes et notamment une jeune coach au caractère difficile jouée par Tanya Reynolds (Sex Education).
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Carton assuré
Pourquoi faire revenir Ted Lasso alors que la série avait déjà une fin parfaite ? Déjà parce que, comme l’a confié l’acteur principal à The Hollywood Reporter, il y avait une vraie bonne idée. En effet, le scénario de cette saison 4 est tout à fait pertinent et permet d’aborder une multitude de sujets que les trois premières saisons n’avaient même pas effleuré. Le plus évident étant les différences de financement, de diffusion, et même d’intérêt d’une partie du public pour le football féminin.
Ensuite, parce qu’incarner ces personnages désormais cultes leur avait, à tous, manqué. Et il faut le reconnaître, aux téléspectateurs aussi. Quelques secondes à peine de cette saison 4 suffisent à renouer avec eux : la profonde gentillesse et l’optimisme indécrottable de Ted, la repartie de Beard, l’ambition solaire de Keeley, la fragilité déguisée de Rebecca, le romantisme mutique de Roy, ou encore les sympathiques maladresses de Leslie. On retourne avec plaisir dans les vestiaires du club, le bureau fuchsia de Keeley, et au pub le Crown & Anchor tenu par Mae.
Enfin, d’un point de vue plus pragmatique pour la plateforme, Ted Lasso a été un immense succès. Commercial d’une part en étant la création originale la plus regardée en 2023. Critique d’autre part, en récoltant de nombreux prix et notamment aux Golden Globes et aux Emmy Awards. Preuve de son statut de série culte, elle a même eu droit à son moment de gloire lors du show de la mi-temps de la finale de la Coupe du monde de football 2026.
Petit bémol à la saison 4 de Ted Lasso
Pour que ce come-back de Ted Lasso soit absolument parfait, il manque cependant un petit quelque chose. Les trois premières saisons reposaient non seulement sur le staff du club mais aussi sur les joueurs (Roy Kent, Jamie Tart, Danny Rojas et Sam Obisanya) pour nourrir son intrigue. Dans les quatre premiers épisodes que nous avons vus, trop peu de place est laissée à notre goût aux joueuses de l’équipe de l’AFC Richmond.
Le potentiel est là, et on sent déjà quelques « profils » se démarquer : une gardienne sans gants à langue bien pendue, une attaquante en mal de reconnaissance ou des sœurs qui se mettent des pains sur le terrain. Mais c’est encore un peu timide.
C’est quoi qu’il en soit bien trop peu pour nous empêcher d’apprécier pleinement ce retour inespéré de Ted Lasso. On ne doute pas une seconde que la série créée par Bill Lawrence (à qui on doit aussi les géniales Shrinking et Rooster) soit simplement en train de préparer le terrain, sans mauvais jeu de mots, et que la suite de la saison réparera cette très légère lacune.



