Infantino désormais rattrapé pour un cas de favoritisme présumé quand il était à l’UEFA
Une casserole de plus pour Gianni Infantino. Le président de la Fifa, fortement contesté depuis le retrait de son projet d’ouverture à des investissements privés fin juillet, fait désormais l’objet d’accusations de favoritisme, du temps où il était à l’UEFA, selon un article du Telegraph.
D’après le quotidien britannique, l’Italo-Suisse, secrétaire général de la confédération européenne de 2009 à 2016, a usé de son pouvoir pour assurer la promotion d’une employée de l’UEFA avec laquelle il entretenait une relation intime. Selon cet article, publié vendredi soir, le dirigeant a catégoriquement démenti. Contacté ce samedi 8 août par l’AFP, un porte-parole de la Fifa n’avait pas donné suite.
Selon le Telegraph, qui ne cite pas ses sources, cette employée, après avoir été un temps promue à l’UEFA, a touché une « indemnité à six chiffres » validée par Gianni Infantino au moment de son départ – à une année non précisée -, en plus du paiement de frais de scolarité dans une école de commerce à hauteur d’environ 50 000 euros.
Contacté par l’AFP, l’UEFA a admis « qu’un paiement » avait été effectué à ce moment-là, « assorti du règlement des frais pour un cursus MBA dans une école de commerce locale ». Mais « ce paiement était conforme aux règles alors en vigueur pour le personnel quittant l’organisation », a souligné l’UEFA.
Gianni Infantino réfute « fermement ces allégations »
Elle a toutefois ajouté que ces « règles » avaient « été durcies depuis 2016 ». « Et le règlement du personnel actuellement en vigueur (…) reflète ceux que l’on trouve dans une organisation moderne et de premier plan », a ajouté l’instance européenne.
Cité par le Telegraph, un porte-parole de la Fifa a lui affirmé que Gianni Infantino réfutait « fermement ces allégations », « catégoriquement fausses ». « Toute insinuation de conduite inappropriée ou de violation de statuts ou de règlements est diffamatoire », et « aucun employé de l’UEFA et de la Fifa n’a jamais déposé de plainte concernant le comportement de M. Infantino, car il n’y a jamais eu d’incident impliquant ce dernier », a assuré la Fifa.
Gianni Infantino, candidat à sa succession en mars prochain, est embourbé dans une crise depuis la divulgation fin juillet de son projet controversé, et finalement abandonné, d’ouverture de la Fifa à des investisseurs privés.
Il est notamment contesté par l’UEFA, qui a maintenu jeudi sa menace de boycott des Coupes du monde, jugeant insuffisant le seul retrait du projet controversé.


