À la pompe, le prix de l’essence bat un record très symbolique
Le prix de l’essence n’avait jamais été aussi cher en France depuis le début de la guerre en Iran. Le SP95-E10, l’essence la plus consommée par les Français, se vend, ce vendredi 4 septembre, à 2,09 euros le litre, tandis que le prix du gazole reste très élevé, selon un calcul AFP à partir des données gouvernementales.
Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous, le litre de SP95-E10 avait déjà repassé la barre symbolique de deux euros depuis la mi-août, dans la foulée notamment d’un rebond des cours du pétrole depuis plusieurs semaines, mais ce nouveau record est inédit depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.
Cette moyenne, constituée sur la base de 7452 stations, est 2,78 % plus élevée qu’il y a une semaine et 21,52 % plus chère depuis le 27 février dernier en France, veille des premières frappes israélo-américaines.
Le prix du baril de Brent était tombé à près de 70 dollars début juillet, avant de remonter pour s’établir ce vendredi autour de 95 dollars dans un contexte de regain de tensions au Moyen-Orient.
Le gazole 31 % plus cher qu’en février
Le gazole, carburant le plus consommé en France, s’achète, lui, ce vendredi, 2,259 euros le litre (moyenne sur plus de 9 644 stations), en hausse de plus de 1,34 % par rapport à la semaine passée (+0,03 euros), sans encore franchir son record atteint en avril à plus de 2,30 euros. Il est 31,3 % plus cher que fin février.
Face à la hausse des prix du carburant, le gouvernement a annoncé, jeudi, avoir reconduit pour deux mois les aides sectorielles, exceptés pour les transporteurs, et prolongé d’un mois le guichet pour le dispositif « grands rouleurs » bénéficiant aux ménages modestes. « On fera le point fin octobre, en fonction encore une fois de l’évolution de la situation, comme on le fait depuis le début », a indiqué Maud Bregeon.
« Je pense qu’on est dans les eaux maximales » sur les prix du carburant, a réagi ce vendredi le président du comité stratégique des centres E. Leclerc Michel-Édouard Leclerc, sur LCI. « Je pense qu’il y a un seuil où les pouvoirs publics seront obligés, si ça durait, si c’était trop fort, de diminuer un peu la taxation des carburants », a-t-il commenté.
Les chiffres analysés par l’AFP excluent toutefois la Corse ainsi que les départements et régions d’outre-mer.



