Politique

La boulette du maire RN de Carcassonne, qui a fait murer un squat à la mauvaise adresse

Christophe Barthès fait (encore) parler de lui. Après la polémique sur les propos racistes tenus par un policier municipal dont il est proche, le maire Rassemblement national de Carcassonne (Aude) se retrouve dans une autre affaire embarrassante. Tout commence ce mardi 8 septembre. Sur sa page Facebook, l’édile d’extrême droite (friand des mises en scènes sur les réseaux sociaux) se félicite : « 8ème squat fermé, un de plus cette semaine ! ».

À l’appui, deux clichés montrant des agents municipaux ériger, sous son regard approbateur, un mur pour bloquer l’accès au bâtiment ciblé. Or, le quotidien L’Indépendant rapporte que l’adresse n’était pas la bonne. Résultat, la mairie RN a attendu que la nuit tombe pour intervenir, aux alentours de 21 heures, pour démolir le mur fraîchement installé, en catimini et sous la protection de la police municipale.

Selon le journal local, il y a eu une erreur sur l’adresse. « Les services ont muré l’entrée du 21 rue de la République mais il ne s’agissait pas du squat en question », écrit L’Indépendant. Christophe Barthès, qui n’a pas répondu aux sollicitations du quotidien, a livré une autre version sur Facebook. « Le propriétaire du squat fermé mardi, Rue de la République souhaite le vendre afin d’en finir définitivement avec ce squat. J’ai donc demandé aux services de le rouvrir afin de lui permettre de le faire visiter aux futurs acquéreurs et aux agences immobilières. Une belle victoire pour la tranquillité de notre centre-ville », s’est-il félicité.

Sauf que ça ne correspond pas vraiment à ce que le propriétaire a rapporté à L’Indépendant. L’intéressé, qui vit dans le Lot-et-Garonne, explique « avoir halluciné » quand une connaissance sur place l’a appelé pour l’informer que son immeuble avait été condamné. « Je n’ai pas du tout été informé par la mairie. J’ai appelé et je leur ai demandé de démurer. Ce qu’ils ont fait rapidement. Ils se seraient trompés. Je n’engagerai pas de poursuite mais je pense quand même qu’ils sont dans l’obligation de prévenir le propriétaire dans ces situations », a-t-il expliqué.

De son côté la mairie persiste et signe, en affirmant sur Facebook qu’aucune erreur n’a été commise. À noter que ce n’est pas la première fois que Christophe Barthès, qui était au cœur de la polémique de l’affaire du policier de Carcassonne, attire l’attention depuis son installation à l’Hôtel de Ville au mois de mars, entre opérations de com’ et intimidation de lycéens.