Politique

Pour la présidentielle, ce poids lourd du macronisme a choisi son candidat

Alors que l’hypothèse avait un temps circulé, Gérald Darmanin ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2027. Le ministre de la Justice a également annoncé, dans un entretien publié ce lundi 17 août par La Voix du Nord, qu’il apporte son soutien à Édouard Philippe.

« Nous sommes dans une situation extrêmement difficile, socialement difficile pour les Français. Donc j’ai décidé de ne pas rajouter de la division et donc de ne pas me présenter à l’élection présidentielle et de soutenir, et je souhaite que tout le monde fasse pareil, Édouard Philippe », a déclaré le garde des Sceaux avant sa rentrée politique le 30 août à Tourcoing en présence du candidat Horizons.

« Il faut toujours se poser la question ’quel est l’intérêt supérieur pour le pays ?’. Et l’intérêt général n’est pas de multiplier les candidatures », a également expliqué Gérald Darmanin. « J’ai un esprit de loyauté et Édouard Philippe est celui qui m’a permis d’être ministre et je peux assurer que c’est un homme qui a des qualités d’homme d’État, qu’il a l’expérience du pouvoir et, par ailleurs, c’est le mieux placé », a ajouté le ministre, ex-membre de l’UMP (devenue Les Républicains) comme le maire du Havre. Même si, au sujet du projet de ce dernier Gérald Darmanin confirme qu’il « reste avec de grandes différences avec lui ».

« C’est trop tard pour organiser cette primaire »

Édouard Philippe, candidat déclaré depuis 2024, est pour l’heure le mieux placé dans les sondages d’intentions de vote parmi les candidats du bloc central, devant le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal. Les deux ont évoqué un rassemblement en faveur du mieux placé en début d’année 2027. Mais la semaine dernière, le président du MoDem François Bayrou a dit souhaiter une primaire de « tous les démocrates réformistes », citant un certain nombre de candidats possibles, dont l’ancien commissaire européen Thierry Breton.

Au sujet d’une primaire, Gérald Darmanin « regrette qu’on n’ait pas organisé cette primaire qui nous aurait permis d’avoir une seule candidature dès septembre car le danger Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour est très important ». Mais le ministre estime aussi : « C’est trop tard pour organiser cette primaire. »

Au sein du gouvernement, Édouard Philippe avait déjà enregistré le soutien de la porte-parole Maud Bregeon et du ministre délégué chargé de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, tous deux proches politiquement de Gérald Darmanin. Édouard Philippe effectue un déplacement à Mayotte et à La Réunion du 21 au 25 août. Il interviendra ensuite, comme d’autres candidats à l’Élysée, lors de l’événement de rentrée du Medef, et doit également débattre avec François Hollande le 29 août à Sens (Yonne) à l’occasion de l’université de rentrée du Laboratoire de la République de l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer.