Tout ce qui change pour vous à partir de ce 1er octobre 2026
Chaque début de mois apporte ses nouveautés qui changent votre vie quotidienne et administrative. Le HuffPost fait le point sur les évolutions, attendues ou redoutées, qui entrent en vigueur à partir de ce jeudi 1er octobre.
Protections menstruelles, franchises médicales, arrêts maladie… Plusieurs de ces nouveautés concernent, ce mois-ci, le domaine de la santé. D’autres évolutions sont en lien avec la hausse des prix qui se poursuit depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
• Ces protections menstruelles deviennent remboursables
À partir de ce 1er octobre, les coupes et culottes menstruelles sont remboursées par l’Assurance maladie pour les femmes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), une mesure très attendue depuis son adoption fin 2023 pour lutter contre la précarité menstruelle.
Ce remboursement est partiel ou intégral en fonction du public. « L’Assurance maladie remboursera entre 55 et 65 % pour les femmes remplissant la condition d’âge, avec un reste à charge qui pourra éventuellement être couvert par la mutuelle. Les bénéficiaires de la C2S bénéficieront d’un remboursement à 100 % », précise le site du service-public.
Les bénéficiaires sont limitées à deux produits par an, qui doivent être achetés en pharmacie. Le décompte démarre à la date du premier achat et se renouvelle « de date en date ».
• L’aide « grands rouleurs » accessible à un plus grand nombre
À compter d’octobre et jusqu’à la fin de l’année, l’aide « grands rouleurs » s’élargit. Le gouvernement a annoncé, mardi 22 septembre, une évolution du plafond du critère d’éligibilité lié aux revenus mensuels.
Une personne seule peut désormais avoir droit à cette prime si elle gagne moins de 2 035 euros nets par mois, contre 1 508 euros nets précédemment. Pour un couple avec un enfant, le plafond est de 4 070 euros nets désormais, et monte à 6 100 euros nets pour un couple avec deux enfants. Il faut, en parallèle, toujours réaliser une distance domicile travail de 15 kilomètres par trajet ou de 8 000 kilomètres par an.
Pour demander l’aide, la démarche est à réaliser sur le site des impôts. « Cette indemnité forfaitaire s’élève à 100 euros pour les trois mois concernés », indique le site du gouvernement, contre 50 euros initialement. Les personnes ayant déjà bénéficié de l’aide recevront, eux, un versement automatique.
• Le prix du gaz continue d’augmenter
Pas de répit pour les prix du gaz. Son prix de référence augmente de 6,3 % au 1er octobre, boosté par l’augmentation des prix sur les marchés du gaz de gros au mois d’août. Il s’établit donc à 182,88 euros TTC du mégawattheure (MWh), contre 172,05 €/MWh TTC en septembre.
La Commission de régulation de l’énergie évalue l’impact sur les factures à +5,28 euros TTC au mois d’octobre pour les six millions de ménages ayant souscrit à une offre de fournisseur indexée sur ce prix moyen, qui varie tous les mois.
Seule bonne nouvelle : Engie a annoncé une aide de 75 euros à ses 720 000 bénéficiaires du chèque énergie cette année. Celle-ci doit être accordée à ses clients disposant d’un contrat d’électricité et/ou de gaz au 1er octobre 2026 et ayant déjà transmis leur chèque énergie pour régler leur facture 2026.
• Des arrêts maladie moins indemnisés
À partir du 15 octobre, la durée maximale d’indemnisation des arrêts de travail du régime « ALD (affection longue durée) non-exonérante » passe de trois ans à un an, selon deux décrets publiés en septembre au Journal officiel.
Cette réduction du temps d’indemnisation s’applique à compter du 15 octobre pour les nouveaux arrêts et aux arrêts en cours atteignant six mois après cette date.
• L’aide personnelle au logement est revalorisée
Comme chaque année, l’aide personnelle au logement (APL) est revalorisée au 1er octobre, en fonction de l’évolution de l’indice de référence des loyers. Celle-ci devrait augmenter, cette année, de 1,15 % « sauf décision contraire du gouvernement ». En octobre 2025, la revalorisation de l’APL était de 1,04 %.
À compter de l’année prochaine, cette revalorisation sera arrêtée. Le ministre de la Ville et du Logement a annoncé, mi-septembre, que les aides seront gelées en 2027 pour réaliser « des économies ».
• Le plafond annuel des franchises médicales augmente
Un autre changement dans le domaine de la santé coûte lui aussi au portefeuille. Le plafond annuel cumulé des franchises médicales, qui restent à la charge des assurés après l’achat d’une boîte de médicaments ou une consultation, passe de 100 à 140 euros ce 1er octobre.
Le nouveau plafond est de 70 euros pour les consultations et de 70 euros pour les boîtes de médicaments, les transports sanitaires et les actes paramédicaux. La ministre de la Santé Stéphanie Rist avait mis en avant une mesure « fondée sur une indexation à l’inflation depuis 2005 ».
Les personnes exonérées des franchises médicales et des participations forfaitaires, tels que les mineurs, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la C2S, ne sont, eux, pas concernés.
• Une notice d’information obligatoire sur les obsèques
Dernière nouveauté de ce mois d’octobre, les opérateurs funéraires ont désormais pour obligation de remettre aux familles une notice d’information lors de l’organisation d’obsèques pour permettre « aux familles de mieux connaître leurs droits, comparer les offres et de distinguer les prestations obligatoires de celles qui sont facultatives ».
« La notice rappellera également que le devis funéraire est gratuit et sans engagement », est-il ajouté sur le site du service-public.


