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Le Tour de France 2027 passera-t-il à côté de chez vous ? Découvrez les parcours tout juste dévoilés

Les prétendants et prétendantes à la succession de Tadej Pogacar et Demi Vollering savent ce qui les attend pour 2027. Les organisateurs du Tour de France masculin et féminin ont dévoilé ce jeudi 22 octobre le parcours des deux éditions pour l’an prochain, qui s’élanceront toutes deux de Grande-Bretagne.

Pour sa sixième édition, le Tour de France femmes se déroulera entre le 30 juillet et le 7 août, pour neuf étapes de course. Le départ sera donné à Leeds, en Angleterre, et trois étapes se dérouleront de l’autre côté de la Manche, dont un contre-la-montre par équipes dans les rues de Londres.

Mais le clou du spectacle est prévu pour le dernier jour avec l’étape à la fois la plus longue (170 km) et la plus redoutable, qui se terminera au sommet du Puy de Dôme.

« Chaque année, on essaie d’aller chercher une montagne emblématique en rapport avec l’histoire du Tour. On avait attendu 35 ans avant d’y revenir avec le Tour masculin. Ça va être spectaculaire », explique Marion Rousse, la directrice du Tour femmes, à l’AFP.

En 2023, le volcan ensommeillé d’Auvergne avait fait, après trente-cinq ans d’absence, son grand retour sur la carte du Tour de France pour une victoire du Canadien Michael Woods au terme de cette ascension en colimaçon particulièrement brutale (11,3 km à 7,8 % dont les quatre derniers kilomètres à 12 %).

Les images s’étaient montrées très impressionnantes, avec notamment les derniers kilomètres du combat acharné entre Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard sur cette route très étroite, au bord de la voie ferrée du train à crémaillère. Nul doute que des grimpeuses comme Demi Vollering, Katarzyna Niewiadoma, et peut-être une Pauline Ferrand-Prévot retrouvée, sauront y faire le spectacle.

Seulement quatre ans plus tard, quelques aménagements positifs sont prévus en prime, puisqu’il y aura cette fois du public à l’arrivée sur ce site naturel protégé, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2018.

D’Édimbourg à Paris pour les hommes

Chez les hommes aussi, le Tour de France 2027 partira outre-Manche. Le départ se fera d’Édimbourg en Écosse le vendredi 2 juillet. Au programme : deux chronos individuels et un dénouement attendu dans les Pyrénées avant l’arrivée sur les Champs-Élysées, le dimanche 25 juillet, après 3 479 kilomètres d’efforts. Un parcours qui s’annonce comme un terrain de jeu à tous les profils avec l’ambition affichée de « brouiller les cartes ».

Cette 114e édition sera la cinquième à s’élancer de l’étranger en six ans, pour arriver trois semaines plus tard en plein cœur de Paris avec une troisième incursion consécutive par la Butte Montmartre, déjà devenue un passage culte.

Le final sur les pavés de la rue Lepic a eu ces deux dernières années des allures de classique, proposant des passes d’armes sublimes entre les meilleurs coursiers du monde dont Wout Van Aert, Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar, le quintuple vainqueur du Tour.

Cet esprit des classiques doit guider toute la première partie du Tour 2027, à commencer par les trois premières étapes au Royaume-Uni, en Écosse, en Angleterre et surtout la dernière menant à Cardiff. « Le pays de Galles, c’est Liège-Bastogne-Liège. Les dix premiers jours sont faits pour qu’il y ait une valse des maillots », résume Christian Prudhomme, le directeur du Tour, qui, dans un entretien à l’AFP, partage sa « volonté de brouiller les cartes, d’avoir un terrain qui s’ouvre à tout ».

Contre-la-montre, Pyrénées et décor de western

Cette logique se poursuit dès l’arrivée en France – en empruntant, insiste Prudhomme, « le chemin inverse de Guillaume le Conquérant il y a mille ans » pour conquérir l’Angleterre – avec une étape dans le Cotentin, le long de l’océan. Ce parcours comprendra 71 km de contre-la-montre, le plus grand total depuis 2012 avec les deux premiers prévus pour la 7e étape entre Blois et Chambord. « C’est le chrono des châteaux, magnifique, 38 km totalement plats », soutient Prudhomme.

Le géant des Pyrénées sera au centre de ce qui sera l’étape-reine, la 18e, avec le col du Soulor, le Tourmalet, Hourquette d’Ancizan et la montée finale vers Saint-Lary-Soulan col du Portet, le toit du Tour (2 215 m), pour un dénivelé total de 5 400 mètres. À noter l’absence d’une ascension mythique type Galibier, Izoard ou Alpe d’Huez. Les Pyrénées, qui seront précédées d’une étape de montagne atypique entre Montpellier et Mende avec 4 300 m de dénivelé dans un décor de western, devraient figer le classement général dès le vendredi soir.

« La ferveur est hallucinante. L’année dernière, on fait la meilleure audience depuis 1990 avec 8 820 000 téléspectateurs sur France Télévisions », souligne le directeur du Tour qui avoue : « je ne dis même plus Paris ou Champs-Élysées, la dernière étape, c’est Montmartre. »