L’adaptation Netflix de ce roman « inadaptable » de Steinbeck met tout le monde d’accord
C’est l’une des séries les plus attendues de cet automne. Netflix a mis en ligne À l’est d’Éden le jeudi 1er octobre. Adapter fidèlement le roman paru en 1952 a longtemps été considéré comme quasi-impossible au vu de sa densité et de son héritage. Très peu s’y sont risqués. D’après les critiques parues chez nos confrères, il semblerait que la version de 2026 avec Florence Pugh ait visé juste.
« Fidèle », « accomplie », « éblouissante », « riche », « épatante… Voilà les adjectifs qu’ont utilisés une majorité des critiques pour qualifier la mini-série sortie sur la plateforme de streaming. Ce que beaucoup de magazines spécialisés mettent en avant, c’est d’abord la performance de Florence Pugh qui incarne l’un des personnages principaux : Cathy.
Pour The Independent, avec « ses yeux qui pourraient trancher de la pierre et sa voix qui pourrait faire fondre du beurre », la comédienne est plus charismatique que jamais. Pour le New York Post, elle est une « éblouissante méchante ». Pour AV Club, Florence Pugh livre à ce jour « la meilleure performance de sa carrière ». Pour Variety, avec Hoon Lee Form, la comédienne est « le cœur battant » de cette adaptation. De nombreux articles évoquent aussi la qualité de jeu du reste du casting et notamment de Mike Faist et Christopher Abbott qui incarnent respectivement les frères Charles et Adam Trask.
Mais ce n’est pas le seul argument qui a poussé de très nombreux critiques à offrir à À l’est d’Éden des notes de 4 sur 5, 9 sur 10, ou éventuellement même des 5/5 (pour le Financial Times) par exemple. Beaucoup ont également mis en avant la grande fidélité de l’adaptation au roman dans son ensemble et à ses thèmes.
Un roman inadaptable ?
IGN évoque une série « réfléchie et convaincante qui se saisit des sujets du roman de Steinbeck avec une grande modernité ». Pour Collider, la mini-série de Zoe Kazan est la démonstration d’une adaptation « plus que fidèle et qui n’en oublie pas pour autant de prendre des risques, sans perdre une seule fois de vue le message de Steinbeck. » Pour le New York Post, cette adaptation prouve que « Lorsque des gens affirment que ce livre est impossible à adapter, c’est qu’ils n’ont pas vraiment essayé ».
Publié en septembre 1952, À l’est d’Éden a été un succès immédiat, commercial et critique. Considéré comme le roman le plus ambitieux de John Steinbeck, il a d’ailleurs valu à son auteur le prix Nobel de littérature. La saga familiale suit les destins entremêlés de deux familles, les Trask et les Hamilton, dans la vallée de Salinas, entre la Guerre de Sécession et la 1ère guerre mondiale.
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Long de 600 pages, il s’étend sur plusieurs décennies et brosse le portrait d’une Amérique en pleine révolution industrielle et sociale, marquée par les cicatrices des conflits. Malgré son statut d’œuvre mythique de la littérature, À l’est d’Éden a été assez peu « touché » par le cinéma et la télévision.
Il y a eu le film sorti en 1955, réalisé par Elia Kazan avec James Dean, Julie Harris et Jo Van Fleet, pour lequel la comédienne a été récompensée d’un Oscar de la meilleure actrice. Un long-métrage devenu culte qui occultait cependant presque deux-tiers du livre. Il y a ensuite eu une mini-série en trois parties avec Jane Seymour diffusée en 1981 à la télévision qui avait valu à la comédienne un Golden Globe. Cette adaptation globalement saluée avait été critiquée par certains pour ses choix de réalisation. Il y a désormais la version de Zoe Kazan, petite fille d’Elia, qui semble, elle, avoir complètement transformé l’essai.



