« Des images que je ne pensais pas voir un jour » : Angèle apporte à son tour son soutien aux lycéens
Après Squeezie, les acteurs des Misérables et Omar Sy, c’est au tour d’Angèle de faire part de sa solidarité avec les étudiants français, qui se mobilisent depuis la mi-septembre pour demander au gouvernement davantage de moyens afin d’étudier dans de meilleures conditions.
Invitée sur le plateau de Quotidien, la chanteuse a été interrogée par Yann Barthès sur le mouvement lycéen en cours en France et en Belgique. Avant de la questionner sur le nouvel album dont elle était venue faire la promotion, le journaliste lui a demandé si ce mouvement l’interpellait.
« Je suis de tout cœur avec eux et elles. C’est hyper beau de voir des jeunes descendre dans les rues parce qu’ils veulent un avenir meilleur et de bonnes conditions d’apprentissage », a-t-elle confié. « C’est hyper touchant et c’est hyper anxiogène aussi de voir une répression aussi violente. Ce sont des images que je ne pensais pas voir un jour. »
Depuis le début du mouvement, 36 enquêtes ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour des violences présumées, dont quatre concernent « des blessures mutilantes », a indiqué mardi 13 octobre le ministre de l’Intérieur. En presque un mois, 7 950 gardes à vue ont été recensées, dont 85 % concernaient des mineurs. Plusieurs associations dénoncent la violence de la « répression » de la mobilisation.
« Quand je me trompe, c’est quand je n’agis pas »
Une mobilisation qui semble parler à Angèle à un niveau plus personnel. « Dans la chanson “Une seule vie”, tu as écrit “Le futur a gâché nos rêves” », lui a demandé Yann Barthès. « Oui, puis je dis aussi : “Quand je me trompe, c’est quand je n’agis pas” », poursuit-elle.
« Je pense que c’est la réponse que j’ai trouvée à cette grande question existentielle, peut-être un peu générationnelle : est-ce qu’on arrive à rêver avec un avenir aussi anxiogène et inquiétant ? », a-t-elle expliqué. Sa solution ? L’action, comme « aller dans la rue » ou « écrire des chansons ».
Après un « acte V » organisé mardi 13 octobre, qui a rassemblé 161 500 personnes selon le ministère de l’Intérieur et 480 000 selon les organisateurs, la mobilisation pourrait encore monter en puissance samedi 17 octobre. Ce jour-là, une manifestation est prévue, à laquelle devraient se joindre, outre les étudiants, les agriculteurs, les Gilets jaunes et les retraités.


